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Examen de moniteur d’autoécole : lorsqu’une erreur de logiciel vient contrecarrer les plans d’un expert

Un expert en sécurité routière recalé à un examen de… sécurité routière. Non, ce n’est pas un satyre, mais bel et bien l’histoire du sergent Barlen Munusami. Il a néanmoins été repêché. La faute à une erreur au niveau d’un logiciel. Le principal concerné se dit soulagé.

« En état de choc ». C’est ce qui pourrait résumer le mieux l’état d’âme du sergent Barlen Munusami lorsqu’il a appris qu’il a été recalé aux examens de moniteur d’auto-école le 26 février dernier. Celui qui soutient être l’auteur de plusieurs livres ‘best sellers’ en matière de sécurité routière avait tout simplement échoué. « Je ne voulais pas y croire car j’ai à mon actif quelque 24 années d’expérience en termes de sécurité routière à Maurice », nous confie le policier. Les neuf ouvrages qu’il a sortis se vendent à pas moins de 3 000 exemplaires chaque année, fait-il ressortir, sans compter qu’il dit connaître les Road Trafic Signs Regulations de 1990 sur le bout des doigts. « J’ai pris part aux examens le vendredi 26 février et nous avons reçu les résultats le même jour. Lorsque j’ai appris que j’ai échoué, je savais que c’était impossible », poursuit-il. L’examen consiste en fait à répondre à un questionnaire qui comprend 40 questions à choix multiples et seules deux erreurs sont autorisées. 

« Lundi, j’ai adressé une lettre pour contester le résultat de cet examen. J’ai d’ailleurs soutenu ma contestation par des sections de la loi sur la sécurité routière », explique Barlen Munusami. Ce dernier nous confie également avoir depuis l’année dernière, pris la décision de démissionner au sein de la force policière après 32 années de service. « La prochaine étape de ma carrière sera de devenir moniteur d’auto-école. J’ai commencé mes démarches depuis le mois d’octobre de l’année dernière quand j’ai pris part à un examen où il fallait réaliser un score de 80% pour réussir et ainsi passer à la deuxième étape, soit le highway code test auquel j’ai pris part le 26 février dernier », ajoute Barlen Munusami.

Joint au téléphone, hier, afin de s’expliquer sur l’échec de l’inspecteur Munusami, puis sur les conditions sous lesquelles ce dernier a finalement été repêché, le Deputy Commissioner of Police (DCP), Mukhtar Din Taujoo, répond que c’est au niveau du logiciel Netsoft qui assure la correction des examens qu’il y a eu une erreur technique. « Je tiens à souligner que tous les examens au niveau du Trafic Branch sont menés sous l’étroite supervision du MES. Ces examens sont organisés dans une transparence totale. Nous avons remis le syllabus aux officiers du MES et les questions sont préparées à partir de ce syllabus », avance ce haut gradé de la force policière. Revenant sur la tenue de l’examen du 26 février, le DCP Taujoo déclare qu’il y a eu dix participants qui ont contesté les résultats de cet examen. « Nous avons alors procédé à une vérification et nous avons observé qu’il y avait deux erreurs techniques. Nous avons alors éliminé ces deux erreurs et c’est alors que huit candidats, dont le sergent Munusami, ont été repêchés. La question de remplacer le logiciel Netsoft est-elle d’actualité avec cette erreur qui vient d’être observée ? À cette question, le DCP Taujoo fait comprendre qu’il s’agit d’un logiciel qui est en place depuis 2000 et qui a bien marché jusqu’ici », répond-il.

En ce qu’il s’agit du sergent Munusami, il nous fait savoir qu’il compte à présent prendre part à un troisième et dernier examen qui sera crucial concernant ses ambitions de reconversion professionnelle. « Le troisième examen est le Commentary and Practical Driving. C’est uniquement après avoir réussi cet examen que je serais alors qualifié pour devenir un driving instructor », poursuit-il. Cette étape franchie, il fera alors l’objet d’un exercice d’inspection afin de savoir si son éventuelle auto-école sera en parfaite règle.

Barlen Munusami lance sa ‘Driving academy’

L’auteur des diverses éditions ‘Best seller’ du ‘Guide complet du conducteur’, Barlen Munusami lancera très prochainement sa ‘Driving academy’. Dans une déclaration au Défi Plus, Barlen Munusami avance que l’académie sera opérationnelle une fois qu’il détiendra tous les permis nécessaires des autorités. Il est d’ailleurs en train de compléter la troisième phase des examens portant sur l’obtention du permis d’instructeur. L’académie, précise notre interlocuteur, ne sera pas comme une ‘driving school’ conventionnelle mais plutôt « un centre qui dispensera les meilleurs encadrements tout en offrant une panoplie de formations et services ». Dans un premier temps, l’académie dispensera des formations théoriques et pratiques aux conducteurs de voitures. Les formateurs locaux et étrangers qui ont une expertise en conduite défensive seront invités à donner des cours au sein de l’académie.

 

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