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Éventualité de redéploiement en vue : des mesures pour sauver l’usine Tex Knits enclenchées

L’usine de textile ‘Tex Knits’, qui fait face à des difficultés financières, ne sera pas placée sous ‘receivership’. Du moins, pas pour le moment. La direction de la compagnie sous-entend avoir eu recours à diverses tentatives afin de sauver l’emploi de ses 150 salariés, dont 68 sont Mauriciens et 72 Bangladais. L’une des possibilités envisagées est le redéploiement de la main-d’œuvre étrangère dans d’autres usines.

La situation a pris une autre tournure mercredi matin au siège du ministère du Travail à la Victoria House de Port-Louis. Une cinquantaine d’employés de l’usine de textile ont porté plainte contre leur patron, Bernard Maigrot, car ils réclamaient le versement de leurs salaires de juin. Selon des renseignements, des représentants de la société ont ensuite été dépêchés sur les lieux peu de temps après pour éclaircir les zones d’ombre entourant le non-paiement de leurs soldes pour le mois de juin. Leurs situations ont aussi été abordées lors de la réunion. Des officiers du ministère du Travail étaient également présents à la rencontre. Une manifestation pacifique a eu lieu devant l’Hôtel du gouvernement pendant une trentaine de minutes.

Le temps de service des 150 employés de la compagnie de textile est de deux à 30 ans. « Nous cherchons des alternatives en vue de sauver l’usine Tex Knits. Mai si pa capave, pa capave ! », fait ressortir un représentant de la société de textile. Selon nos interlocuteurs, un « redéploiement de certains travailleurs bangladais dans d’autres usines est en vue ». Une dizaine d’employés pourrait être déployé sous peu à l’usine World Knits de Coromandel et Phoenix. « Ce serait le coût de la main-d’œuvre qui pèserait dans la balance », précise le ministère du Travail. Tex Knits, poursuit le représentant de la société, est ouverte à toute demande de rapatriement des travailleurs bangladais.

Coup de main du ministère

« Nous travaillons en étroite collaboration afin de trouver une solution pour les 68 travailleurs mauriciens. Mais, à ce stade, tout est en phase embryonnaire. Nous sommes en consultation avec le ministère du Travail à ce sujet », explique le représentant de l’usine. À compter de demain et, conformément à la loi, la direction de Tex Knits aura un délai de 21 jours pour redresser la compagnie. Au pire, mettre la clé sous le paillasson si les multiples tentatives s’avèrent vaines. « Les employés ont été informés de cette démarche lors de la réunion tenue mercredi au siège du ministère du Travail », indique le ministère.

Feizal Ally Beegun, le représentant syndical des employés, propose à la direction de l’usine de vendre les avoirs de l’usine afin de compenser les travailleurs s’il arrive que la société est appelée à fermer ses portes. Ce dernier exhorte au gouvernement de venir de l’avant avec les lois nécessaires visant à protéger les employés opérant dans le secteur manufacturier. « Il est hors de question que la compagnie puise dans les fonds auxquels les travailleurs étrangers ont contribué pour régler leurs frais de rapatriement. La société doit trouver d’autres alternatives car ce montant, qui sera déboursé des caisses de la Sécurité sociale, doit officiellement être remis aux travailleurs étrangers à leur départ de Maurice », martèle Feizal Ally Beegun.

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