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Étude «Working Together to Succeed Together» : un tiers des Mauriciens se sentent exclus de la société

Cette étude commanditée par Blast BCW à l’Université de Maurice sur le vivre ensemble des Mauriciens et sur leur sentiment d’appartenance pourrait donner des frissons. Un tiers des 1 300 sondés (37,1 %) se sentent exclus de la société, malgré leur attachement au pays.

Les chiffres de ce sondage poussent à réfléchir. Si 3 sur 4 Mauriciens se sentent à l’aise chez nous, 8 sur 10 ont le sentiment d’avoir une forte appartenance au pays. Mais, le chiffre qui interpelle est celui-ci : 37,1 % des sondés déclarent se sentir exclus de notre société.

Selon le rapport, interrogés sur leur identité ethnique, 24 % des participants considèrent qu’ils ont des origines « mixtes » ou « autres ». Pour les chercheuses que sont Naseem Aumeerally et Fiona Grant, chargées de cours à l’UOM, et le Dr Myriam Blin, doyenne de la faculté de comptabilité et des Finances à l’Université de Curtin, ces deux groupes non-répertoriés dans les catégories existantes du recensement national viennent élargir la désignation des Mauriciens d’aujourd’hui. 

D’autres données interpellent, dans la mesure où un tiers des participants déclarent se sentir exclus de la société mauricienne, malgré leur attachement à l’identité nationale. Ceux qui se disent ethniquement « autres » concernent 10 Mauriciens sur 100.

Blast BCW a commandité cette étude et a sollicité le soutien du Groupe IBL pour sa réalisation. « À l’aube du 55e anniversaire de l’Indépendance de Maurice, cette étude tombe à point nommé. Cela, car elle apporte une contribution précieuse pour comprendre la complexité de l’identité mauricienne, surtout dans la société d’aujourd’hui et le monde du travail. Cette recherche est d’autant plus importante, car ces thèmes ont été peu abordés par les travaux universitaires à Maurice jusqu’à présent », a souligné Lekha Seebaluck, Managing Director de Blast.

Ainsi, l’étude « Working Together to Succeed Together » est un moyen de mieux saisir les complexités identitaires de l’île Maurice. Pour Arnaud Lagesse, Group CEO d’IBL, « Nous avons fait preuve d’un esprit pionnier en croyant à une telle initiative qui peut désormais agir comme un véritable catalyseur de conscience. C’est dans cette optique que j’invite d’autres groupes et entreprises à y participer afin que l’on puisse jeter les bases pour l’île Maurice de demain. Nous pourrons ainsi nous appuyer sur ces résultats pour définir et actionner les leviers qui permettront de créer, ensemble, un espace convivial favorisant les échanges constructifs ».

Un fait marquant de cette étude est que « les catégories traditionnelles ne reflètent plus le Mauricien, comme défini dans notre Constitution. Toutefois, il y a la loyauté à la nationalité qui est de 80 %, soit 5,61 sur une échelle de 7 ».
 

 

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