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Essence et diesel : Le Petroleum Pricing Committee devrait se réunir avant le 13 mai

Le prix des carburants à la pompe ne devrait pas être revu à la baisse de sitôt. Le prix des carburants à la pompe ne devrait pas être revu à la baisse de sitôt.

C’est au mois de mai que le Petroleum Pricing Committee devrait se réunir de nouveau. En attendant, le coût élevé des tankers suscite des inquiétudes.

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Le cours du pétrole Brent continue de fluctuer à l’international. Il a été inférieur à 80 dollars à deux reprises depuis le début de cette année. En effet, le cours indiquait 78,13 dollars le 4 janvier et 79,94 dollars le 3 février. Cependant, le prix des carburants est resté inchangé à Maurice suivant la rencontre du Petroleum Pricing Committee (PPC) le 12 janvier et l’annonce un jour plus tard. À quoi doit-on s’attendre pour la prochaine réunion ? Le PPC devrait de nouveau se réunir au plus tard le 13 mai prochain.   

Un facteur, et non des moindres, serait défavorable au coût de l’importation des produits pétroliers. Il s’agit, selon Rajiv Servansingh, du prix des pétroliers. Le directeur général de la State Trading Corporation (STC) explique que le prix des ‘tankers’ a connu une hausse énorme. « Le prix des tankers a grimpé de plus de 150 %. Cela en raison des perturbations sur le marché », fait-il ressortir. Plusieurs pétroliers seraient utilisés comme unités de stockage flottantes, ce qui a réduit le nombre de tankers disponibles pour la transportation.

Parallèlement, la réouverture de l’économie en Chine pourrait influencer la demande du pétrole à l’international. D’ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a, dans son rapport mensuel, rendu public le 14 février, révisé ses prévisions quant à la demande du pétrole. Celle-ci devrait augmenter de 2,32 millions de barils par jour.  

Le Price Stabilisation Account toujours déficitaire

Le prix des carburants à la pompe, à savoir Rs 74,10 le litre d’essence et de Rs 54,55 pour le diesel, ne devrait pas être revu à la baisse de sitôt. L’importation des produits pétroliers au cours des deux derniers mois n’a pas été favorable au Price Stabilisation Account (PSA) selon la STC. Ce compte affichait un déficit de Rs 4,4 milliards au 12 janvier 2023.

Rajiv Servansingh soutient que, compte tenu du fait que le prix à la pompe du diesel étant inférieur au coût d’importation, le PSA pour le diesel est toujours déficitaire. « Dans l’ensemble, la situation du PSA ne s’est pas améliorée. Il n’y a pas eu de grand changement depuis les deux derniers mois », fait-il comprendre.

La prochaine importation de produits pétroliers effectuée via OQ Trading Ltd, devrait arriver à Maurice d’ici fin février. Quid du coût d’importation ? La tonne métrique sera calculée à partir du prix d’embarquement, d’une moyenne de cinq jours et d’un prix moyen à l’international.   

D’ores et déjà, Suttyhudeo Tengur estime que des facteurs locaux pourront être pris en considération afin de baisser le prix des carburants à la pompe. Le président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs (Apec) est d’avis que la STC doit réduire ses coûts opérationnels. « Il ne faudrait pas que ce soit les consommateurs qui, par l’entremise de la taxe, payent pour le stockage du pétrole. La STC doit également bien différencier l’essence du diesel. Le prix de l’essence à la pompe ne peut être plombé à cause de celui du diesel », souligne Suttyhudeo Tengur.

Bon à savoir

La demande annuelle en produits pétroliers pour répondre à la demande nationale et internationale avait atteint 945 000 tonnes métriques en 2019/2020 à Maurice.

 

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