Législatives 2019

Espoir : les petits partis se disent optimistes

Yuvan Beejadhur, Dev Sunnassy et Patrick Belcourt. Yuvan Beejadhur, Dev Sunnassy et Patrick Belcourt.

Ils sont plusieurs petits partis politiques à avoir participé aux élections générales du 7 novembre 2019. Ils se disent plutôt satisfaits du score qu’ils ont obtenu et se disent optimistes pour l’avenir. Ils pensent même participer aux prochaines élections municipales et villageoises. 

Yuvan Beejadhur : «Les petits partis pourront faire mieux dans le futur»

Yuvan Beejadhur, leader de Lalians Lespwar se dit satisfait du résultat obtenu. « On a une équipe, un agenda et on était sur le terrain. Pour avoir participé pour la première fois dans une élection générale, on a fait un bon score. Cela va prendre encore du temps avant qu’on devienne une grande équipe », a-t-il dit. Ce dernier a indiqué que les partis traditionnels, ont montré leur force, par le nombre de gens qui ont voté pour eux. « Au sein de notre parti, on n’a pas distribué d’argent et on n’a pas eu de banderoles comme eux. Mais néanmoins, on félicite le peuple qui a fait son choix et a choisi Pravind Jugnauth comme Premier ministre. Maintenant on doit travailler sur des sujets communs, comme la relance de l’économie et la création d’emplois. Sur l’environnement, il faut avoir un consensus », a-t-il dit. 

Concernant, le futur, il dit garder espoir, car ils disent bon nombre de votants les ont soutenus. 

« J’étais candidat à Quatre-Bornes, et je me suis hissé à la 10ème position, juste après les grands partis. Il y a de l’espoir. On doit faire entendre et comprendre notre idéologie. Avec 37 % de vote, L’Alliance Morisien a eu 38 sièges. Les petits partis peuvent faire mieux dans le futur », a-t-il fait comprendre.

Dev Sunnassy : «Nous serons toujours presents»

Dev Sunnassy, de 100 % Citoyens se dit également satisfait. « On est arrivé après les grand blocs. Et de toute façon, on n’a pas eu la même couverture médiatique que les grands partis. On n’avait pas les mêmes moyens. On sera toujours présent, car il y a les élections villageoises et municipales prochainement », a-t-il dit.

Patrick BElcourt : «les mauriciens savent qu’il y une alternative»

Patrick Belcourt de Nou Repiblik a, lui, indiqué que c’est très encourageant pour une première participation. « J’ai fait plus de 10 %, car j’ai récolté 3000 voix. Aujourd’hui, la population me connaît et j’ai une certaine visibilité. Du coup, les Mauriciens savent qu’il y a une alternative. Le message à ne pas voter bloc, est passé », a-t-il dit. Ce dernier se dit optimiste pour l’avenir quand il voit le nombre de personnes qui veulent adhérer à son parti. « Alors, on ne peut qu’être satisfait. On se réunit au courant de la semaine prochaine et on sera de la partie lors des élections municipales et villageoises », a-t-il dit.


Ram Seegobin : « 3 271 voix pour 24 candidats »

ramRam Seegobin de Lalit, a souligné que les élections générales ont démontré une grande différence entre les régions rurales et urbaines. « Dans les villes la bataille, était entre l’Alliance Morisien, l’Alliance Nationale et le MMM. Par contre dans les régions rurales, c’était uniquement entre l’Alliance Morisien et l’Alliance Nationale », a-t-il dit. Concernant le leader de l’opposition, c’est surement, un élu du Parti travailliste (PTr), qui le sera a-t-il dit. Il a affirmé que le PMSD est sorti affaibli après cette élection avec uniquement quatre élus et un repêché grâce au Best Loser System. Concernant le MMM, il a souligné qu’élection après élection, ce parti a perdu le soutien de la « class travayer ». « Ena kandida dan cirkonskripsyon  nimero 7 et 8 ki pa finn tir kosyon », a-t-il affirmé. 

Concernant Lalit, il a souligné que ce parti s’est également marginalisé. « Les élections dans une époque de démobilisation de la classe travailleur est difficile, surtout pour notre parti car on dépend essentiellement de cette frange de l’électorat On a eu 3 271 personnes qui ont voté pour les 24 candidats », a-t-il dit. En effet, ce qui est le plus important pour Lalit, c’est la première campagne électorale qu’on a fait où on a pu recruter des militants avant et pendant la campagne électorale, a indiqué Ram Seegobin. Ce dernier a affirmé que comme Lalit a organisé sa campagne électorale au niveau national, cela a eu un impact positif pour les élections générales.

Le membre de Lalit a expliqué, que son parti considère qu’il y a eu du progrès en termes de mobilisation de l’électorat et le recrutement. 

« Quand on s’est enregistré comme candidat pour les législatives de 2019, notre objectif n’était pas d’obtenir un grand nombre de votes, mais plutôt pour faire passer notre message et faire connaître notre programme. Le score et les résultats sont importants mais ils ne sont pas essentiels pour nous », a-t-il conclu.

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