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Escroquerie numérique - WhatsApp piraté : croyant aider un ami, il perd Rs 20 000

Par Kendy Antoine
Publié le: 8 June 2026 à 12:00
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whatsapp
  • Environ Rs 100 000 soutirées aux victimes

Vous recevez un message WhatsApp d’un ami, d’un proche, d’un partenaire d’affaires ou d’une simple connaissance. La personne affirme être confrontée à un problème urgent et sollicite votre aide pour effectuer un virement d’argent, promettant de vous rembourser rapidement. Convaincu qu’il s’agit d’une personne de confiance, vous procédez au transfert. Ce n’est qu’ensuite que vous découvrez qu’elle ne vous a jamais adressé une telle demande.

Un homme d’affaires pakistanais, établi à Maurice et ayant acquis la nationalité mauricienne, en a récemment fait les frais. Résidant à Vacoas, il raconte avoir reçu, le 20 mai dernier, un message WhatsApp provenant du compte d’un ami connu pour son engagement dans des actions sociales.

« J’ai reçu un message WhatsApp de sa part. Il m’a salué et m’a indiqué qu’il avait besoin d’une faveur. Il m’a expliqué qu’il ne pouvait plus effectuer de transferts d’argent parce qu’il avait atteint sa limite quotidienne. Il devait envoyer Rs 20 000 à une personne et m’a demandé si je pouvais effectuer le paiement à sa place. Il m’a assuré qu’il allait me rembourser et m’a demandé de lui envoyer le reçu une fois la transaction effectuée », explique-t-il.

Pour lui, rien ne semblait suspect. « Je pensais rendre service à un ami. J’ai effectué le transfert de Rs 20 000 », relate l’homme d’affaires. Le message précisait qu’il serait remboursé dès le lendemain.

Mais après cette première transaction, un nouveau message est arrivé. Cette fois, la somme réclamée était plus importante. « Dans les messages suivants, il m’a demandé de lui avancer Rs 30 000 supplémentaires et m’a dit qu’il me rembourserait Rs 50 000 en une seule fois », raconte le commerçant. Un autre numéro de compte lui a alors été communiqué.

« J’ai répondu que je ne disposais pas de cette somme », poursuit-il. Trouvant la situation étrange, il a tenté de joindre son ami par téléphone. « Il n’a pas répondu. Il m’a simplement envoyé un message pour me dire qu’il était en réunion. Ce n’était pas dans ses habitudes. J’ai donc décidé d’aller le voir directement », ajoute-t-il.

Supercherie

Arrivé au bureau de son ami, à Vacoas, il a rencontré une employée qui lui a révélé la supercherie. « Lorsque j’ai parlé avec elle, elle m’a expliqué que le compte WhatsApp de mon ami avait été piraté et que les messages ne venaient pas de lui. Quand je l’ai finalement rencontré, il m’a confirmé qu’il n’avait jamais demandé d’argent à qui que ce soit », indique-t-il.

C’est à ce moment-là qu’il a découvert qu’il était loin d’être la seule victime. « J’ai appris que certaines personnes avaient transféré Rs 10 000, d’autres Rs 40 000 ou Rs 20 000. Nous sommes environ sept personnes à avoir été piégées », affirme-t-il.

Cinq plaintes ont déjà été enregistrées au poste de police de Vacoas. Chacun dit avoir effectué un transfert de Rs 20 000. Dès la découverte de la fraude, plusieurs victimes ont contacté la hotline de leur banque pour signaler l’incident. Elles affirment avoir demandé le gel immédiat des comptes concernés afin d’empêcher les fraudeurs de disposer des fonds.

Toujours selon elles, une enquête aurait été ouverte, mais le traitement du dossier suivrait les procédures habituelles. Les victimes estiment que cette réponse n’est pas adaptée à l’urgence de la situation.

Les enquêteurs devront désormais déterminer comment les escrocs ont obtenu l’accès au compte WhatsApp concerné et identifier les personnes ayant reçu les sommes transférées.

L’homme d’affaires pakistanais, qui s’exprime au nom de plusieurs victimes, évoque un important préjudice financier et moral. Il souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les personnes lésées puissent récupérer leur argent.

Cette affaire rappelle qu’un simple message WhatsApp, même envoyé depuis le compte d’un proche ou d’une personne de confiance, ne doit jamais être considéré comme une garantie d’authenticité. Avant tout transfert d’argent, une vérification directe par appel téléphonique ou en personne demeure le meilleur moyen d’éviter de tomber dans le piège. L’enquête se poursuit.

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