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Escroquerie alléguée : Prakash Boolell invoque un procès injuste

Prakash Boolell Prakash Boolell parle d’irrégularité.

C’est le 3 octobre 2018 que la cour intermédiaire se prononcera sur une motion de l’ancien avocat Prakash Boolell. Radié du barreau, il a comparu, mercredi, devant la cour intermédiaire, dans le cadre d’un procès qui lui est intenté pour escroquerie.

Selon l’accusation, Prakash Boolell aurait fait croire à un de ses anciens clients, en lui remettant un faux document portant l’en-tête de la Cour suprême, qu’une banque aurait décidé de lui verser Rs 12,7 millions de dommages à la suite d’un procès en réclamation qu’il avait logé contre cette institution. Le client lui aurait remis Rs 130 000 en croyant que cette somme servirait à régler les frais du procès en réclamation. Le délit aurait été commis le 30 mai 2012, à Quatre-Bornes. L’ancien avocat plaide non coupable.

Prakash Boolell a présenté une motion pour réclamer l’arrêt du procès. La motion a été débattue mercredi. Il invoque un procès inéquitable en raison du refus de la poursuite d’appeler deux témoins à la barre. Ces deux habitants de Quatre-Bornes sont Sheik Mohammad Rashad Maudarbocus, directeur de compagnie, et Fadil Dookhy, investment banker.

« Préjudices »

La poursuite, représentée par Me Denis Mootoo, a répliqué que tous deux ne sont pas à Maurice et qu’elle ne compte plus assigner d’autres témoins. Le constable Tangman, du bureau du passeport, a confirmé que le témoin Sheik Mohammad Rashad Maudarbocus est arrivé à Maurice le 5 octobre 2017 pour reprendre l’avion en janvier 2018.

Prakash Boolell dit avoir insisté que la poursuite appelle ces deux témoins à la barre lors de l’audience du 10 août 2018. Le priver du droit de contre-interroger ces deux témoins reviendrait à lui priver d’un procès équitable comme mentionné à l’article 10 de la Constitution.

La poursuite a répliqué que l’accusé ne peut invoquer de préjudice, puisque la règle veut qu’il incombe à la poursuite d’établir une accusation. « L’accusé en contrepartie n’est pas obligé de prouver quoi que ce soit », a soutenu Me Denis Mootoo.

Les magistrats Niroshini Ramsoondar et Raj Seebaluck feront connaître leur décision le 3 octobre 2018.