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Entrepreneuriat - Shirley Rajoo : une vocation à fleur de peau

Shirley Rajoo La fleuriste de Quartier-Militaire réalise des bouquets pour différentes célébrations.

Son penchant naturel pour les roses amène Shirley Rajoo à se lancer comme fleuriste. Installée à son compte depuis cinq ans, elle a trouvé un petit coin idéal à Quartier-Militaire où elle habite. Non loin de la maison familiale, son époux tient une galerie de vente de voitures et c’est là qu’elle a aménagé La Cabane à Fleurs.

«J’ai toujours aimé les fleurs, plus particulièrement les roses. C’est pourquoi j’ai voulu en faire mon métier. Pour joindre l’utile à l’agréable, j’ai réalisé ce souhait cher à mon cœur », confie Shirlej Rajoo.

Elle commence à prendre des cours au Centre Social de la localité, mais elle n’en était nullement satisfaite. La formation ne répondait ni à ses attentes, ni à ses aspirations. Shirley Rajoo se tourne alors vers JR School, à Port-Louis, pour apprendre les techniques de base avant d’approfondir ses connaissances dans le même établissement.

Après un peu plus d’un an, la fleuriste en herbe sent qu’elle a accumulé suffisamment de connaissance dans la vente de fleurs, mais également dans les décorations complémentaires pour différents types de célébrations. « Quand je reçois des commandes de fleurs pour une célébration, je propose aux clients mes idées pour décorer le lieu où se tiendra la fête afin que les fleurs et l’embellissement aillent de pair », explique-t-elle.

Elle s’approvisionne en fleurs deux à trois fois la semaine, dépendant de la demande et des saisons. Elle n’a pas d’horaire fixe pour son métier, car elle doit être présente à tout moment. Heureusement, elle n’habite qu’à quelques mètres de son commerce et dès qu’un client se présente, elle est en mesure de vendre des fleurs, de prendre des commandes et de faire sur place les bouquets.

Shirley Rajoo prend soin des végétaux dans son magasin, les arrose, les entretient et les nettoie. Pour répondre à une commande, elle présente ses créations sous forme de compositions diverses avec en main le sécateur, les ciseaux. Pour les enterrements, elle ajoute des rubans portant des messages de condoléances, estimant que l’usage des bandes fait partie de la vieille école. 

Ses réalisations florales se font selon la demande et les commandes. Celles-ci sont souvent liées à des dates importantes, telles que la Saint-Valentin, Noël, le Nouvel An, mais aussi pour les mariages, les réceptions, les anniversaires et les fiançailles. Elle offre aussi des conseils aux clients pour mieux entretenir les fleurs. Parmi celles qui sont les plus prisées, on retrouve les roses et la gypsophile, une fleur qui est spécialement appréciée pour la composition de nombreux bouquets.

Tout va bien pour Shirley Rajoo, car non seulement les fleuristes dans les régions rurales sont peu nombreux, mais les prix qu’elle propose sont raisonnables. « À mes débuts, je recevais la visite des clients de la localité et des régions avoisinantes. Maintenant, grâce au bouche à oreille sans doute, il y a davantage de clients venant de plusieurs autres endroits de l’île. J’ai d’ailleurs un client fidèle de Curepipe qui fait le déplacement jusqu’à Quartier-Militaire pour mes fleurs. Je pense que c’est en raison de mes prix qui sont plus accessibles », dit-elle.