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Entrepreneuriat - Écologie : Kipoufer offre une nouvelle vie aux objets

Kipoufer

Ce dont on n’en veut point pourrait être utile à d’autres grâce à une transformation. Telle est la mission de Kipoufer Limited, une start-up, où chacun pourra mettre sa créativité à contribution. Une telle initiative sera bénéfique à tous, car cela permettra de réduire la quantité de déchets que nous rejetons.

Surcyclage. Le mot demeure inconnu des dictionnaires traditionnels. Wikipedia définit le surcyclage en ces termes :

« C’est l’action de récupérer des matériaux ou des produits dont on n’a plus l’usage et les transformer en matériaux ou produits de qualité ou d’utilité supérieure ». Des exemples de surcyclage, il y en a beaucoup. Exemples : transformer le tambour d’une machine à laver en grille de barbecue ou luminaire ; une vieille chaise en porte-serviette ; une roue de bicyclette en réveil.

Et ce terme est la raison d’être même de Kipoufer Limited, compagnie créée en mai 2017, ayant comme directrices Laura Constantin et Tiphaine Le Trionnaire.

« Le surcyclage est l’opposé du recyclage, où par exemple, un objet est démonté pour être envoyé à la casse. L’idée est de donner une nouvelle vie aux objets. Les maîtres-mots sont créativité, patience et persévérance », affirme Laura Constantin, 37 ans, et mère de deux enfants. « Avec Kipoufer, nous voulons devenir l’intermédiaire de référence entre l’artisan et le vendeur. »

Le concept fait surface à un moment où l’esprit écologique (rationnel) s’enracine dans nos mœurs. Personne ne peut se voiler la face. Maurice, petit état insulaire, dispose d’un pouvoir d’achat permettant à ses habitants de mener une vie relativement décente. étant éloigné du continent, il revient à la population de gérer ses déchets à travers le tri et le recyclage. Désormais, le surcyclage, non seulement réduirait la demande en produits neufs mais, donnerait une touche d’originalité, dépendant des goûts et des couleurs.

Au-delà du volet écologie et créativité, il est aussi question de donner de l’espoir à ceux en quête d’un travail ou d’une nouvelle carrière indépendamment de leur âge et de leurs aptitudes. Laura Constantin, mère de deux enfants, met en avant le concept de « working from home » où les parents peuvent s’assurer un gagne-pain sans courir matin et soir entre leur lieu de travail, la garderie, et autres inconvénients.

Si la directrice de Kipoufer sait dans quelle voie s’engager, elle est redevable envers La Turbine, une subsidiaire du conglomérat ENL Limited, dont la vocation est d’offrir aux entrepreneurs l’espace et le soutien nécessaires afin qu’ils bâtissent des entreprises prospères et durables. « Nous avons été bien encadrés », dit-elle, après avoir participé au programme connu comme Test Drive.

Depuis le démarrage de l’entreprise, c’est la résidence de Laura Constantin qui sert de bureau et d’atelier. Le transfert vers un emplacement plus spacieux est d’actualité. Sauf que, dit-elle, les options se font rares. « Nous sommes à la recherche d’un endroit où chaque personne intéressée par le concept pourra venir chercher conseil, échanger des idées et exprimer son talent par le biais du surcyclage. Sur une base permanente, le local servirait de boutique pour les créations. Mais où trouver un tel emplacement de 1 000 à 1 500 pieds carrés dans une région accessible ?», se demande notre interlocutrice.

Bref. Des ambitions justes pour l’équipe grandissante de Kipoufer. Pour l’heure, Laura Constantin met sa créativité à l’épreuve pour transformer des boîtes de conserves telles que le thon ou le fameux Glenryck pour les revendre ensuite.