Enseignement supérieur : un système national pour faciliter le transfert de crédits

Par Annick Daniella Rivet
Publié le: 6 mars 2026 à 13:30
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(De g. à dr.) La Commissioner de la HEC, Professeure Romeela Mohee, le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Kaviraj Sharma Sukon, et la personne-ressource, Dr Eduarda Castel-Branco.

Le National Credit Value and Transfer System introduit un cadre commun pour l’attribution et le transfert des crédits dans l’enseignement supérieur mauricien. Objectif : faciliter la mobilité étudiante, reconnaître les acquis et mieux aligner les formations sur les besoins du marché du travail.

Institué par la Higher Education Act de 2017 et approuvé par le Conseil des ministres en septembre 2025, le National Credit Value and Transfer System vise à harmoniser la gestion des crédits académiques dans l’enseignement supérieur mauricien. Ce dispositif favorise la mobilité des étudiants. Il soutient l’apprentissage tout au long de la vie grâce à la reconnaissance des acquis et renforce le lien entre les qualifications académiques et les besoins du marché du travail. Il s’inscrit aussi dans la volonté du gouvernement de moderniser l’enseignement supérieur et d’accompagner la transition de Maurice vers une économie fondée sur le savoir et l’innovation.

Lors d’un atelier organisé par la Higher Education Commission (HEC) au Caudan Arts Centre, les professionnels ont obtenu une vue d’ensemble des objectifs du système, ainsi que des mécanismes de transfert et d’accumulation des crédits.  Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Dr Kaviraj Sukon, a rappelé qu’aujourd’hui, les étudiants qui terminent une partie de leur programme dans un établissement et qui souhaitent poursuivre ailleurs ne bénéficient pas pleinement de leurs acquis. Ces pratiques restreignent leur mobilité et créent des incohérences dans la reconnaissance des crédits au niveau local, alors que de tels transferts sont facilités à l’étranger.

Le ministre a précisé que le National Credit Value and Transfer System (NCVTS) vise à relever ces défis en établissant une compréhension commune des crédits et des heures d’apprentissage, cohérente avec les méthodes d’évaluation.

Flexibilité

Le Dr Kaviraj Sukon a également insisté sur la nécessité d’une plus grande flexibilité grâce aux microcertifications, à la reconnaissance des acquis et aux crédits transférables, afin de répondre aux besoins du marché du travail. Il a souligné l’importance de la collaboration entre les institutions publiques et privées, ainsi que l’alignement avec les récentes modifications de la loi sur l’enseignement supérieur, pour garantir un secteur plus transparent et adapté aux objectifs de développement national.

Pour sa part, le Dr Eduarda Castel-Branco, spécialiste du système de crédits, a indiqué que dans un contexte de transformations numériques, le NCVTS constitue un pilier au sein d’un écosystème plus large.

La professeure Romeela Mohee, Commissioner à la HEC, a rappelé que les universités publiques et privées utilisent différents systèmes de crédits. En septembre 2025, la HEC Amendment Act a stipulé que toutes les institutions doivent adopter un système commun. Aujourd’hui, elle appelle à un alignement généralisé. Elle insiste sur le fait qu’il s’agit d’un système reconnu au niveau international : un étudiant formé à Maurice pourra poursuivre ses études dans n’importe quelle université à l’étranger sans perdre ses crédits accumulés.

Ainsi, une personne qui a obtenu un diplôme à Maurice pourra compléter un degré ailleurs, grâce à un transfert facilité. Les étudiants pourront commencer leur parcours dans une université ou un établissement polytechnique et le terminer ailleurs, à Maurice ou à l’étranger.

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