Enseignement supérieur : le Dr Sukon met l’IA au cœur des choix de carrière
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, a livré un message aux jeunes et aux parents sur les réseaux : le choix des études ne doit pas se limiter à la promesse d’un salaire futur, mais doit s’ancrer dans la passion, l’adaptabilité et la compréhension des transformations technologiques en cours.
« Avant de choisir une filière, demandez-vous si vous aimez réellement ce sujet et si vous pouvez vous y adapter demain. Avant d’accepter un travail, allez voir ce qu’il implique, ce qu’il demande et surtout si vous serez heureux de l’exercer », a-t-il conseillé.
Le Dr Kaviraj Sukon a insisté sur le rôle croissant de l’intelligence artificielle (IA) dans le monde du travail. « Si vous suivez un cours qui ne vous met pas en accord avec l’IA, vous prenez un risque », a-t-il averti.
Il a donné l’exemple des interprètes, autrefois omniprésents dans les grandes conférences, mais aujourd’hui remplacés par des applications capables de traduire instantanément dans plusieurs langues. « Certains métiers sont plus exposés, comme la comptabilité. D’autres, tels que la médecine spécialisée ou la psychologie, sont moins vulnérables. Mais tous devront intégrer l’IA dans leur pratique », a-t-il expliqué.
Le ministre a rappelé que l’IA peut écrire un poème en trente secondes, mais elle ne pourra jamais tenir la main d’une grand-mère à l’hôpital pour lui apporter du réconfort. Cette distinction entre tâches automatisables et dimension humaine est, selon lui, cruciale pour orienter les choix de carrière.
Citant le World Economic Forum, il a souligné que 92 millions d’emplois pourraient disparaître, mais 170 millions seraient créés, soit un gain de 78 millions de postes. « Il y aura plus d’emplois, mais leur nature sera différente. Nous devons préparer nos jeunes et nos professionnels à ces nouvelles réalités », a-t-il insisté.
Le ministre recommande une démarche en plusieurs étapes :
• Première étape : passer un test psychométrique gratuit pour identifier ses forces et faiblesses.
• Deuxième étape : observer concrètement le métier visé, ses horaires, ses tâches et ses exigences.
• Troisième étape : sélectionner quatre ou cinq cours, puis vérifier si le métier comporte des risques de disparition.
• Quatrième étape : explorer les cours gratuits disponibles en ligne et tester ses intérêts.
Il a rappelé que des accords ont été signés avec la France, l’Angleterre et l’Inde pour garantir la reconnaissance internationale des qualifications.
Il conseille ainsi aux étudiants de faire leur premier diplôme à Maurice avant de poursuivre une maîtrise à l’étranger.
Pour le ministre, si une personne s’est trompée, il souligne : « Vous ne serez pas les premiers à changer de voie. Beaucoup ont commencé en médecine et sont aujourd’hui dans le business, ou encore en architecture avant de se tourner vers la musique. Un diplôme ouvre des portes et les compétences acquises restent la clé », a rassuré le ministre.