Enseignement supérieur : la HEC explique le nouveau cadre d’accréditation
Par
Annick Daniella Rivet
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Annick Daniella Rivet
Un atelier consacré aux Guidelines for the Accreditation of the Institutional Accreditation Process, initié par la Higher Education Commission (HEC), s’est tenu le jeudi 4 juin, au Caudan Arts Centre, à Port-Louis. Son objectif : accompagner les établissements d’enseignement supérieur dans l’assimilation des exigences liées au nouveau processus d’accréditation institutionnelle.
Cet atelier a permis aux établissements de mieux cerner les normes d’accréditation, de comprendre le processus, de renforcer leurs capacités, de clarifier leurs rôles et responsabilités, et de recevoir des orientations pour la préparation du rapport d’auto-évaluation, élément central de l’exercice d’accréditation.
Les participants ont bénéficié d’explications sur les procédures de candidature, les exigences documentaires, les mécanismes d’évaluation et les processus de décision. L’atelier visait également à encourager les organismes à consolider leurs systèmes internes d’assurance qualité et à se préparer efficacement en vue de l’échéance fixée au 31 août 2027.
Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur, Dr Kaviraj Sharma Sukon, a qualifié l’initiative d’importante pour l’enseignement supérieur. Il indique que Maurice évolue d’un système centré sur l’accréditation des programmes individuels vers un modèle conférant davantage de responsabilités aux institutions elles-mêmes.
Le ministre a expliqué qu’après les amendements apportés à la Section 17 de la Higher Education Act 2017, aucun établissement d’enseignement supérieur ne pourra opérer sans que la HEC ait accrédité son processus d’accréditation des programmes. La HEC évaluera désormais si les organismes disposent de systèmes internes solides et transparents pour concevoir, approuver, suivre et réviser leurs programmes académiques.
Dr Kaviraj Sukon a insisté sur le fait que cette réforme renforce l’assurance qualité en intégrant la responsabilité directement aux institutions, tandis que la HEC maintient son rôle de supervision externe et de régulation. Il a également indiqué que des lignes directrices sur les microcertifications sont en cours d’élaboration, réaffirmant l’ambition du gouvernement de transformer Maurice en pôle régional du savoir, soutenu par des mécanismes robustes d’assurance qualité.
Pour sa part, le président du conseil d’administration de la HEC, Dr Ashveen Kumar Kissoonah, a expliqué que le paysage de l’enseignement supérieur est en constante mutation sous l’effet de l’intelligence artificielle. Des systèmes d’apprentissage numérique, de l’éducation en ligne et de l’internationalisation imposent aux institutions de considérer l’accréditation non pas comme une simple obligation réglementaire, mais comme un outil stratégique d’amélioration continue et de développement institutionnel.
Pour lui, les Guidelines for the Approval of the Institutional Accreditation Process offrent un cadre structuré et transparent pour l’accréditation institutionnelle à Maurice. Selon lui, ce processus joue un rôle essentiel dans la protection des intérêts des étudiants, des employeurs et de la société.