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Enquête sur les devises saisies sur l’Ougandais Kyaligonza : le FSL confirme la présence de faux dollars et d’euros

Steven Kyaligonza Steven Kyaligonza a été arrêté par les services de l’immigration.

Le constat des experts du Forensic Scientific Laboratoy (FSL) est sans appel à l’encontre de Steven Kyaligonza, un ressortissant ougandais. À son arrivée à l’aéoroport à Sir Seewoosagur Ramgoolam le 5 juillet dernier, ce passager n’a pu quitter l’enceinte de l’aéroport en toute quiétude. Soumis à un contrôle rigoureux par les enquêteurs de la Customs Anti-Narcotics Section (CANS), 20 490 dollars américains et 1 000 euros chiffrés à Rs 750 000 ont été retrouvés dans le sac-à-main du passager.

Déjà, la CANS et la police soupçonnaient qu’il s’agirait de fausses devises. Les explications du suspect se présentant comme un homme d’affaires n’ont guère convaincu les agents. Dans un premier temps, il avait laissé entendre que cet argent allait être utilisé pour l’achat de pneus, avant de revenir sur ses dires. Il a été placé en état d’arrestation et incarcéré à la prison de Beau-Bassin.

Deux coupures authentiques

Pour la progression de cette enquête, les limiers, menés par l’inspecteur Gopal et du sergent Pultoo du poste de police de l’aéroport, se sont tournés vers la Banque de Maurice pour l’obtention de vraies coupures de dollars américains et de d’euros. Puis, ce sont des experts basés au Forensic Scientific Laboratory qui ont eu la tâche d’analyser et de comparer les coupures saisies sur Steven Kyaligonza .

Les résultats d’experts du FSL n’ont fait que confirmer les soupçons des agents de la CANS et ceux de la police de l’aéroport. Sur l’importante quantité de coupures retrouvées sur Steven Kyalingoza, seulement deux coupures se sont avérées être authentiques, le reste a été signalé comme de fausses coupures.

Ces résultats accablants, à l’encontre du ressortissant ougandais, ont été versés dans le dossier à charge.

Steven Kyalingoza a avoué avoir transporté ces fausses coupures à la demande d’un ressortissant ougandais. Le suspect a avancé qu’il devait rencontrer un contact local à Maurice pour remettre ces fausses coupures. Mais, comme le contact local n’a pu être identifié dans ce cas précis et, en l’absence d’un exercice de livraison contrôlé, la police n’a pu jusqu’à présent savoir à quelles fins ces fausses coupures allaient être utilisées à Maurice .