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Enquête de l’ICAC sur les certificats de fitness : une dizaine d’agents intermédiaires dans le viseur

Après une cinquième arrestation, lundi 20 août, l’enquête de la Commission anticorruption a connu un rebondissement. Les enquêteurs ont désormais dans leur collimateur une dizaine de personnes qui ont agi comme intermédiaires.
Leur rôle : agir comme le facilitateur entre les propriétaires de véhicules et les examinateurs de la National Transport Authority (NTA). Au total, une dizaine de personnes sont dans le viseur de l’Independent Commission against Corruption (Icac). Ces intermédiaires récupéraient les ‘Horse Power’ des véhicules pour les remettre aux examinateurs : ils empochaient entre Rs 500 à Rs 1 000. 

Les officiers de l’Icac considèrent qu’il est important de leur mettre la main au collet, car dans la majorité des cas, les examinateurs n’ont pas été en contact direct avec les propriétaires des véhicules. Lundi, un autre propriétaire a été arrêté et traduit devant le tribunal de Rose-Hill. Il a retrouvé la liberté contre une caution de Rs 15 000 et après avoir signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000. Ce Quatrebornais figure parmi les 44 bénéficiaires de certificat de fitness, le 21 décembre 2015, sans que leur voiture n’ait été examinée physiquement.

Preuves accablantes

À ce jour, un examinateur et quatre propriétaires de véhicules sont provisoirement inculpés dans cette affaire. Avant la fin de la semaine, d’autres examinateurs, propriétaires de véhicule et intermédiaires devront répondre à l’Icac, après que les enquêteurs de Navin Beekarry auront rassemblé des preuves accablantes contre eux.

C’est suite à un appel anonyme que la Commission anticorruption a démarré une enquête sur cette journée du 21 décembre 2015. Les enquêteurs ont épluché tous les documents et les Gate Entry Records du jour : ils ont conclu que plusieurs certificats de fitness ont été délivrés contre paiement, sans qu’aucun des 44 véhicules n’ait jamais franchi la grille d’entrée du centre de contrôle technique.

Les enquêteurs travailleront dans les semaines à venir sur des cas similaires intervenus après la privatisation des centres de fitness.