Publicité

Enquête de la MCIT - Meurtre de Yogeshwaree Bhunjun : les échanges téléphoniques et les alibis du Dr Ramchurn sous la loupe

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 18 mars 2026 à 12:23
Image
Le médecin et ses présumés complices ont été arrêtés.
Le médecin et ses présumés complices ont été arrêtés.

Arvind Parmanand Ramchurn nie toute implication dans le meurtre de sa compagne, Yogeshwaree Bhunjun, mais ses présumés complices le désignent comme le commanditaire. Les enquêteurs de la Major Crimes Investigation Team scrutent ses alibis pour le 23 février et analysent les échanges téléphoniques des suspects pour faire éclater la vérité. 

Les officiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) tentent de rassembler le puzzle des événements, impliquant la participation présumée de chacun des quatre suspects. À ce stade de l’enquête, il apparaît que le Dr Arvind Parmanand Ramchurn, de Fond-du-Sac, aurait sollicité son ami Fadhil Hoossen Dulloo, 40 ans, pour recruter des individus chargés d’intimider Yogeshwaree Bhunjun, 37 ans, et ses fréquentations. Ce dernier aurait ensuite fait appel à Mamad Imteaize Peeroo et Khalif Raffick, tous deux âgés de 46 ans. 

Les trois complices d’Arvind Parmanand Ramchurn ont raconté, à tour de rôle, les événements qui les ont conduits à se débarrasser du cadavre de la compagne de ce dernier en mer à Case-Noyale. Selon l’un des suspects, le corps, enveloppé dans des tissus et du plastique, aurait été jeté à l’eau après que des rochers y ont été attachés, mais l’endroit exact reste inconnu. 

Après avoir été inculpés pour meurtre devant la cour de Pamplemousses, les trois hommes ont été examinés par des médecins du Police Medical Office (PMO) le mardi 17 mars. Entre-temps, les opérations de recherches en mer se sont poursuivies avec l’aide des garde-côtes de la NCG. Après inspection d’une pirogue soupçonnée d’avoir servi au transport du corps, les officiers n’ont trouvé aucune preuve scientifique.

Les échanges de communications épluchés 

Pour sa part, Arvind Parmanand Ramchurn, arrêté la semaine dernière, rejette en bloc la thèse privilégiée par les enquêteurs. Le médecin de 48 ans affirme que le 23 février, il ne se trouvait pas à son domicile, mais dans des lieux commerciaux, et qu’il pouvait étayer ses alibis grâce aux images des caméras CCTV. Hier, son téléphone ainsi que ceux de ses complices ont été analysés par la MCIT, avec le soutien de l’Information Technology (IT) Unit des Casernes centrales. L’objectif des enquêteurs est de retracer les échanges entre les quatre hommes, avec un intérêt particulier pour les communications impliquant le docteur. 

Ces analyses devraient permettre de corroborer les déclarations d’un des suspects, déjà passé aux aveux sur le volet concernant la disparition du corps. La police prévoit d’examiner les communications sur une période d’au moins cinq jours, couvrant celle précédant le meurtre et celle durant laquelle le cadavre aurait été transporté vers la plage de Case-Noyale.

Quelle est votre réaction ?
Publicité
À LA UNE