Enquête dans l’affaire Menlo Park : Deepshikha Gowreesunker de nouveau convoquée par l’Anti Money Laundering Unit
Par
Defimedia.info
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L’ancienne relationship manager à la Mauritius Commercial Bank (MCB), Deepshikha Gowreesunker, a été de nouveau convoquée par l’Anti Money Laundering Unit du Central CID ce vendredi. Elle a été autorisée à partir à l’issue de son audition.
Elle était accompagnée de Mes Rouben Mooroongapillay et Natasha Behary Panray.
Parallèlement, Deepshikha Gowreesunker a déposé une demande devant la Cour suprême le jeudi 16 avril 2026. Elle sollicite l’intervention urgente du juge en chambre afin que l’enquête de police la concernant soit confiée à une unité autre que l’Anti Money Laundering Unit (AML) du Central CID. Elle accuse cette unité d’être « biaisée » et « non indépendante » à son égard. Une décision est attendue.
Sa motion est dirigée notamment contre le Commissaire de police (CP), le Directeur des poursuites publiques (DPP), l’Assistant Superintendent of Police (ASP) Balmick Dussoye ainsi que l’État.
Au cœur de cette démarche : l’affaire dite « Menlo Park », portant sur un prêt accordé par la Mauritius Investment Corporation (MIC) à la société Menlo Park Ltd. Deepshikha Gowreesunker affirme avoir été arrêtée le 20 mai 2025, après une perquisition à son domicile. Elle a ensuite été détenue avant d’être provisoirement inculpée pour « perversion of the course of justice » et libérée sous caution le lendemain.
Elle soutient avoir « pleinement coopéré » avec la police, tout en dénonçant le comportement de l’ASP Balmick Dussoye, qu’elle accuse d’avoir agi avec « biais » à son encontre.
La plaignante évoque également l’existence de messages WhatsApp attribués à Rama Sithanen, ancien gouverneur de la Banque de Maurice, qui feraient état d’une volonté d’initier une enquête à son encontre. Selon elle, ces échanges laissent présumer « une influence externe » sur le processus d’enquête.
Deepshikha Gowreesunker dénonce en outre une détention « illégale » le 15 avril 2026, affirmant avoir été retenue pendant plusieurs heures sans être formellement arrêtée, et évoque des « menaces » ainsi qu’un refus de consigner sa version des faits.