Live News

En quête de réponses : le combat de parents dévastés par le décès troublant de leur fille Vihana, 6 ans

La petite Vihana Singh, 6 ans, faisait la joie de ses parents.

Shardhanun Singh et Renu Mudoo sont anéantis depuis le décès de leur fille unique Vihana survenu le 19 juillet 2023 à l’hôpital Victoria de Candos. La fillette n’avait que six ans. Si le couple a pris connaissance du rapport de l’autopsie qui dit que leur enfant est décédée des suites d’un « Acquired Respiratory Distress Syndrome », il ne s’explique toutefois pas comment elle l’a contracté. 

Publicité

Son sourire radieux. Ses éclats de rire. Ses espiègleries d’enfant. Ses mots empreints de candeur. Tout ce qui leur rappelle leur petite Vihana leur fait un peu plus mal chaque jour. Shardhanun Singh et Renu Mudoo sont anéantis depuis que leur unique fille, qui était âgée de seulement six ans, est décédée à l’hôpital Victoria de Candos. Un mois s’est écoulé depuis cette terrible tragédie survenue le 19 juillet 2023, à 13h45. 

Au-delà de la tristesse insurmontable que ressent le couple, ce qui le submerge, c’est surtout un sentiment d’incompréhension. Il affirme qu’il avait une petite fille en bonne santé dont le destin a basculé de façon inexplicable. L’autopsie a attribué le décès à un « Acquired Respiratory Distress Syndrome ». 

Ces parents meurtris se disent confrontés à une absence totale d’explications. Ce dont ils ont besoin aujourd’hui, c’est de réponses mais pas que… ils ont aussi soif de justice pour leur fille unique. Voilà pourquoi il y a une semaine, ils ont entrepris un pénible périple, se rendant de bureau en bureau, à la recherche de clarifications. Leur désir est que des investigations minutieuses soient menées pour connaître les circonstances exactes de cette tragédie. 

Pour bien comprendre l’affaire, il faut remonter au lundi 10 juillet 2023. Le Défi Plus est allé à la rencontre de Renu Mudoo pour raconter ce qui s’est passé ce jour-là. Les larmes coulent à flots pendant que la mère de famille fait son récit en leur humble demeure située à Abbé Laval Street, Eau-Coulée, Curepipe. 

Au début, dit-elle, Vihana commencera par présenter des symptômes grippaux, tels que la fièvre et la toux, parmi tant d’autres. Le lendemain, ne voyant aucun signe d’amélioration, Renu Mudoo et son époux décident de la faire ausculter par un pédiatre à Quatre-Bornes. Ce dernier prescrit des antibiotiques. Les jours passent. Puis vendredi, ils emmènent leur fille chez un médecin généraliste qui décide de modifier le traitement. Le samedi qui suit, l’état de santé de l’enfant ne s’améliore toujours pas. « La nuit de samedi à dimanche nous semble interminable. Vers 4 heures du matin dimanche, nous décidons de conduire Vihana dans une clinique des Plaines-Wilhems. Le pédiatre lui diagnostique une pneumonie aiguë. Elle suit un traitement. Cependant, en raison de contraintes financières, nous décidons de nous rendre à l’hôpital Victoria, comme préconisé par le médecin de la clinique. » L’arrivée à l’hôpital marque le début d’une attente angoissante aux urgences pour ces parents angoissés. Ils attendront plus d’une heure avant de pouvoir faire hospitaliser Vihana. 

Une lueur d’espoir perce à travers les nuages lorsque la petite leur réclame à manger. « Imaginez un instant entendre votre propre enfant, après une semaine de maladie, dire qu’elle a faim. Mon époux et moi sommes alors plus que contents », relate Renu Mudoo. Une joie qui sera hélas de courte durée. L’amélioration de l’état de santé de la fillette est attribuée aux médicaments qui lui ont été administrés à la clinique. Dès le lendemain matin, Vihana expulse un crachat d’une teinte marron, presque sanglante. 

Admission à l'ICU 

Renu Mudoo alerte immédiatement l’infirmière, qui lui assure qu’il s’agit seulement de vomi. Malheureusement, la situation empirera. La fillette, selon sa mère, sombre dans une léthargie jusqu’à son admission à l’Intensive Care Unit le 17 juillet et son décès deux jours plus tard. Les parents se retrouvent anéantis. Leur monde s’est brusquement effondré, laissant place à un abîme de douleur. « Nous avons tenté d’obtenir des précisions de la part des médecins de l’hôpital, en vain. » 

Pour percer le voile qui entoure le décès de Vihana Singh, une autopsie a été pratiquée le 19 juillet à la morgue de l’hôpital Victoria, sous la supervision du Dr Maxwell Monvoisin. Les parents ne s’expliquent pas comment leur fille a pu le contracter. Ils ont des doutes sur l’école des Plaines-Wilhems qu’elle fréquentait. « Selon l’institutrice de mon enfant, sa salle de classe était remplie d’humidité et envahie par la moisissure. Les nouvelles ont rapidement circulé. Il ressort que d’autres enfants de cette même classe sont tombés malades, dont certains parmi avaient contracté une bronchite », allègue Renu Mudoo.

Le ministère de la Santé réagit 

Sollicité sur ce cas, Ashwin Sodhoo, le responsable des plaintes au ministère de la Santé, demande aux parents de déposer une plainte auprès du surintendant de l’hôpital concerné. Il explique que cette étape est essentielle pour qu’une enquête puisse être ouverte afin de faire la lumière sur toute cette affaire.

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !