Faits Divers

En détention préventive pour meurtre : la liberté provisoire accordée à Sarah Jane Mootooramen 

Sarah Jane Mootooramen a été en détention depuis bientôt un an.

La Cour suprême a accordé la liberté conditionnelle à Orelly Sarah Jane Mootooramen, le lundi 2 septembre 2019. Cela après que le représentant du Directeur des Poursuites Publiques ait signifié qu’il n’y a aucune objection à la remise en liberté de la jeune femme. Celle-ci a été provisoirement inculpée du meurtre du vigile Patrick Foc Tong, commis le 17 août 2018 à La-Tour-Koenig. 

En détention préventive pour le meurtre de Patrick Fok Tong, Orelly Sarah Jane Mootooramen avait eu recours à la Cour suprême pour réclamer sa remise en liberté provisoire. Cela après que le 27 février 2019, la Bail and Remand Court (BRC) ait refusé la remise en liberté sous caution. 

« Arbitraire et discriminatoire »

Le lundi 2 septembre 2019, devant le chef juge Eddy Balancy, la représentante du Directeur des Poursuites Publiques, Me Shazia Kawssar Jeetoo, Temporary State Attorney, a déclaré qu’il n’y a aucune objection à ce qu’Orelly Sarah Jane Mootooramen soit relâchée sous caution.

 Des conditions ont cependant été imposées entourant la remise en liberté de cette jeune femme de 22 ans. Elle devra s’acquitter d’une caution de Rs 100 000 et signer une reconnaissance de dette de la somme de Rs 500 000. 

La prévenue aura aussi à se présenter au poste de police le plus proche de son domicile tous les jours. Elle devra résider à la même adresse qu’elle a fournie à la police et devra également remettre un numéro de contact où elle sera joignable par la police. Orelly Sarah Jane Mootooramen ne doit en aucun cas interférer avec des témoins dans cette affaire.  La jeune femme était représentée par Me Jenny Mootealloo et l’avouée Saya Ragavoodoo. 

Orelly Sarah Jane Mootooramen a fait valoir, dans son affidavit, qu’elle est mère d’une fille de quatre ans qui a besoin d’elle. Elle a relaté avoir été arrêtée le 17 août 2018. Placée en détention, elle a comparu le 31 janvier 2019 devant la BRC. Une motion de remise en liberté sous caution a été présentée en sa faveur. La police a objecté en avançant deux raisons. Notamment le risque qu’elle prenne la fuite une fois libérée et aussi qu’elle sera plus en sécurité derrière les barreaux. Sa motion a été rejetée dans une décision le 22 février 2019. Décision qu’Orelly Sarah Jane Mootooramen a estimée « arbitraire et discriminatoire ».  Elle a déclaré dans son affidavit avoir nié l’accusation portée contre elle.

Orelly Sarah Jane Mootooramen a affirmé dans le document être mère-célibataire, qu’elle a un casier judiciaire vierge jusqu’ici et qu’elle est en détention depuis bientôt un an, sans aucune accusation formelle logée contre elle. D’où sa demande à la Cour suprême.

 

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