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En Cour suprême : l’État revient sur l’épisode du coffre-fort chez Bheenick

Rundheersing Bheenick réclame Rs 50 M de dommages.

L’État, le commissaire de police (CP) et l’Assistant commissaire de police (ACP) Heman Jangi, avancent dans un document en Cour suprême qu’ils ne doivent aucun dommage à l’ancien gouverneur de la Banque de Maurice, Rundheersing Bheenick. Celui-ci leur réclame conjointement Rs 50 millions.
Le procès intenté par l’ancien gouverneur de la Banque de Maurice (BoM) Rundheersing Bheenick à l’État, au Commissaire de police (CP) et à l’Assistant Commissaire de police (ACP) Heman Jangi, a été appelé ce jeudi 14 mars en Cour suprême. C’était devant la Deputy Master and Registrar, Raatna Seetohul-Toolsee. Rundheersing Bheenick leur réclame conjointement des dommages de Rs 50 millions. 

Dans sa plainte, l’ancien gouverneur de la banque centrale évoque un abus de pouvoir de la police. Cela en marge de son arrestation en février 2015. Il avance que son contrat comme gouverneur de la BoM a été résilié le 26 décembre 2014, après les élections générales, qui ont conduit à la chute du gouvernement de Navin Ramgoolam. Il ajoute qu’il s’est vu ensuite accusé d’avoir volé des documents de la BoM. Il a déclaré dans sa plainte avoir ramené des documents chez lui en quittant son bureau, le 29 décembre 2014, avec la ferme intention de les remettre à son successeur.

Ce jeudi 14 mars, l’État et le commissaire de police de même que l’ACP Heman Jangi, ont déposé leurs défenses en Cour suprême. Dans un document rédigé par Me Rasmi Camiah, Deputy Chief State Attorney, l’État et le CP, font valoir que la police a agi en ligne avec les « procédures standards de la police ».  

L’État et le CP ajoutent  que le 12 février 2015, Jayendra Kumar Ramtohul, Head of Corporate Services à la Banque centrale, a fait une déclaration à la police.

Déposition selon laquelle, le 23 décembre 2014, Rundheersing Bheenick a demandé des devis pour acheter, entre autres, un coffre-fort. Le gouverneur est mis à pied le 26 décembre 2014 et le lendemain, à sa demande, le coffre-fort a été transporté à sa résidence dans un camion privé.

Boîtes non scellés

« Un nombre inconnu de boîtes en carton non scellées a également été transporté  au domicile de Rundheersing Bheenick dans un véhicule de la BoM. Il avait déclaré que les boîtes en carton contenaient ses dossiers et effets personnels », souligne le document.

Le 30 décembre 2014, un nouveau gouverneur est nommé à la BoM et il a été décidé de ne pas vendre le coffre-fort à Rundheersing Bheenick. Le 28 janvier 2015, ce dernier a été invité à rendre le coffre-fort qui a été retiré de sa résidence le 9 février 2015. Il a retourné trois clés ainsi que deux boîtes en carton non scellées contenant des documents. 

L’État et le CP avancent que des officiers de la Banque de Maurice ont identifié parmi les documents saisis à la demeure de Rundheersing Bheenick, cetains comme étant «la propriété de la BoM». 

L’ACP Heman Jangi a précisé dans sa défense que sa fille s’est vue offrir de l’emploi à la BoM, après que celle-ci a postulé en bonne et due forme et a passé un entretien. Il nie les allégations portées contre lui dans la plainte de Rundheersing Bheenick à ce sujet.