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En Cour suprême : il obtient la garde de sa fille de huit ans pendant le confinement

Il soutient que sa fille est malmenée par son ex-épouse et les parents de celle-ci. Le requérant, que nous prénommerons Reza a obtenu l’« immediate care and control » de sa fille pendant le confinement. Une décision prononcée, le 7 avril 2021, par la juge Shameen Hamuth-Laulloo, siégeant en référé à la division familiale de la Cour suprême.

Dans sa décision, la juge Hamuth-Laulloo souligne qu’étant juge des référés, elle a dû prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité et la protection de cet enfant de huit ans. Ainsi, elle a agréé à la requête du père. Ce dernier avait fait une demande d’« immediate care and control (ICC) ». Par ailleurs, la juge a exigé que le père dépose un « main case ». Cela dans un délai de deux mois à partir du 7 avril 2021. En outre, elle a ordonné que le père bénéficie de l’assistance de la police pour récupérer sa fille chez sa mère.

Reza, âgé de 40 ans, a tenté à maintes reprises de rencontrer sa fille, mais ses tentatives sont restées vaines. Celle-ci, âgée de huit ans, vit avec sa mère qu’on prénommera Amira, depuis le divorce de ses parents, prononcé le 22 février 2018.

Dans son affidavit, Reza relate que le 31 juillet 2011, il s’est marié à Amira. De cette union, soit le 4 mars 2013, est née une fille, aujourd’hui âgée de 8 ans. Il affirme, d’autre part dans le document, que le 21 novembre 2017, la division familiale de la Cour suprême a prononcé leur divorce provisoire. Le divorce a par la suite été prononcé le 22 février 2018.

Le quadragénaire a obtenu un droit d’hébergement un week-end sur deux et un droit de visite le mercredi. Cet ordre a ensuite été amendé, le 4 février 2020. Cela après que Reza s’est aperçu qu’il ne pouvait pas voir sa fille pendant les vacances scolaires, le jour de son anniversaire et lors des fêtes religieuses, entre autres.

Sa fille lui envoie un texto faisant état de maltraitances, d’injures, de coups.

Ainsi, le 4 février 2020, la juge Nalini Matadeen a ordonné que les vacances scolaires soient partagées entre le père et la mère et que la garde soit alternée pour les fêtes de fin d’année.

Maltraitances

Père et fille communiquaient à travers WhatsApp. Toutefois, la vie de Reza va basculer lorsque sa fille lui envoie un texto faisant état de maltraitances, d’injures, de coups. La fille ne cessait de pleurer et a fait savoir à son père qu’elle voulait venir vivre avec lui. Elle lui a confié qu’elle était maltraitée par sa mère et ses grands-parents maternels. Elle lui a également relaté qu’elle devait, elle-même, préparer ses repas. De plus, la fillette a soutenu que sa mère la battait.

Ne supportant pas l’idée que sa fille soit ainsi maltraitée, il a tenté de la récupérer. Le 3 avril, il s’est rendu chez son ex-épouse, mais l’accès lui a été interdit. Ainsi, le même jour, Reza a porté plainte au poste de police de Grand-Bois. Cependant, il a expliqué que la police lui a fait comprendre qu’elle ne pouvait intervenir sans une ordonnance de la cour.

Ne se laissant pas décourager, le père s’est tourné vers la Child Development Unit (CDU). Dans un premier temps, il a appelé la hotline 113. Puis, il a porté plainte.  Par la suite, un préposé de la CDU a tenté de prendre contact avec la mère. Mais en vain.

Le 4 avril 2021, Reza dit avoir appris que sa fille avait été admise à l’hôpital Jawaharlal Nehru, Rose-Belle, depuis la veille. Cela après l’intervention de la CDU qui a traité le cas comme « un cas de maltraitance ». La petite a quitté l’hôpital le 5 avril 2021.

Par ailleurs, Reza affirme avoir appelé l’hôpital pour pouvoir parler à sa fille. Toutefois, une infirmière lui a informé qu’Amira a refusé que sa fille lui parle.

Le 6 avril 2021, Reza a appris de sa fille que sa mère l’avait enfermée dans une chambre. Vu les conditions dans lesquelles vivait son enfant de huit ans, Reza a eu recours à la justice pour réclamer la garde immédiate de celle-ci.  

Reza souligne, dans son affidavit que c’est dans l’intérêt de sa fille, que celle-ci vive avec lui. D’autre part, il ajoute que c’est lui qui subvient financièrement aux besoins de sa fille. Par ailleurs, il a aussi réclamé à ce que la petite soit examinée par un médecin et soit suivi par psychologue.

En raison du confinement, le judiciaire, rappelons-le, opère un service minimum et cela pour écouter que les cas urgents. Reza avait retenu les services de l’avocate Poonum Sookun-Teeluckdharry et de l’avoué Selva Murday.

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