Faits Divers

En Cour suprême : Cindy Legallant demande la peine la plus douce  

Cindy Legallant a été jugée coupable de blanchiment d’argent .

L’appel interjeté par la nutritionniste Cindy Legallant, a été entendu, le lundi 28 octobre 2019, devant la Cour suprême. Condamnée à un an de prison par la cour intermédiaire en octobre 2018, elle estime la peine excessivement sévère. Les juges ont réservé leur jugement.

Elle avait écopé d’un an de prison devant la cour intermédiaire le 1er octobre 2018. Cela à l’issue d’un procès que lui a intenté l’Independent Commission Against Corruption (Icac). 

Dans les faits, la nutritionniste, Cindy Legallant, a été jugée coupable d’avoir blanchi Rs 1,6 million provenant d’un trafic de Subutex. Ce montant a été versé sur son compte à la State Bank of Mauritius entre le 11 février et le 14 mai 2008. 

Jugeant sa peine excessivement sévère, Cindy Legallant a fait appel. Elle est actuellement en liberté sous caution. 

L’appel interjeté par la condamnée, a été entendu le lundi 28 octobre 2019 devant les juges Bobby Madhub et Johan Moutou-Leckning. L’appel est dirigé contre l’État et l’Icac. L’État est représenté par Me Asha Egan-Ramano. La commission anticorruption est représentée par Me Atish Roopchand. 

D’emblée, Me Neelkanth Dulloo, avocat de Cindy Legallant avec Me Drawnacharya Ortoo, a soutenu qu’au moment du délit, sa cliente avait un casier judiciaire vierge. Il a voulu savoir si des antécédents commis après le délit de blanchiment d’argent ont fait que sa cliente a obtenu une peine plus sévère. 

La nutritionniste a déjà été condamnée en 2009 à 40 mois de prison, en cour intermédiaire, pour importation de Subutex. Cindy Legallant a aussi écopé d’une amende de Rs 5 000 pour émission d’un chèque sans provision en 2010.

Travaux communautaires

L’avocat de Cindy Legallant estime qu’on aurait dû proposer à sa cliente l’option de faire des travaux communautaires ou une amende. Me Neelkanth Dulloo soutient que la cour intermédiaire aurait dû opter pour « la peine la plus douce ». 

Lui donnant la réplique, Me Atish Roopchand, a pour sa part, présenté trois affaires de blanchiment d’argent prises devant la cour intermédiaire et où l’instance judiciaire a imposé notamment des peines de trois, quatre et huit ans de prison. 

L’avocat ajoute que la peine infligée à Cindy Legallant est moindre comparé à ces cas-là. La représentante de l’État, Me Asha Egan-Ramano, a pour sa part soutenu qu’au vu du montant d’argent blanchi, la magistrate a exclu avec raison la possibilité de travaux communautaires. 

En cour intermédiaire, Cindy Legallant a expliqué qu’elle a divorcé et qu’elle est mère d’un adolescent de 15 ans qui vit avec ses parents en France. Elle détient aussi la nationalité française. Elle est rentrée à Maurice en 2006 après des années dans l’Hexagone. Elle avait plaidé non coupable, lors de son procès. 

Il ressort que Cindy Legallant avait pris l’avion à six reprises de janvier à juillet 2008, jusqu’à son arrestation le 23 juillet 2008. Elle voyageait toujours en classe ‘affaires. Elle s’était rendue à l’île de La Réunion en deux occasions et en France à quatre reprises. Cela bien qu’elle dit avoir rencontré des difficultés financières à un moment donné de sa vie. 


 

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