En Cour intermédiaire : Condamné à 15 ans de prison pour le viol de sa nièce
Par
Defimedia.info
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Un homme de 68 ans de Pointe-aux-Sables a été condamné à 15 ans de prison pour le viol de sa nièce. Le procès s’est appuyé sur le témoignage de la victime et de son concubin. Treize ans après les faits, le verdict est
tombé devant la Cour intermédiaire.
Un homme de 68 ans, domicilié à Pointe-aux-Sables, a été condamné à 15 ans de prison pour le viol de sa nièce. Le procès, instruit en cour intermédiaire, portait sur une accusation de viol. L’accusé, résidant à Pointe-aux-Sables, avait
plaidé non coupable. Lors de son témoignage, la déclarante était revenue sur les événements. Elle avait expliqué qu’en avril ou mai 2012, son oncle l’avait invitée à sa nouvelle maison à Pailles, sous prétexte de superviser des travaux de la Mauritius Telecom. Sur place, elle avait constaté qu’aucun chantier n’était en cours.
La déclarante a ajouté que son oncle lui avait alors demandé de l’aider à déménager. Ils s’étaient rendus dans son ancienne maison, près du Domaine Les Pailles, où l’accusé l’avait entraînée dans une chambre, poussée sur un lit, avant de la violer. Ce n’est qu’en décembre 2012 qu’elle avait confié son calvaire à son concubin. En 2016,
après avoir croisé son oncle lors d’une fête, elle avait décidé de porter plainte. Le concubin avait confirmé en Cour qu’elle lui avait révélé avoir été violée.
De son côté, l’accusé avait nié les faits dans ses déclarations à la police. Il avait reconnu que sa nièce l’avait aidé à déménager ce jour-là, mais avait affirmé qu’elle était repartie ensuite et qu’aucun incident n’avait eu lieu.
PSYCHOLOGIQUEMENT AFFECTÉE
Dans leur jugement, les magistrates Sophie Chui Gunness et Reshma Sewpaul Ramdhur ont estimé que la poursuite a établi l’accusation. Elles ont retenu le témoignage direct de la déclarante, ainsi que celui du concubin, qui la décrivait comme une femme psychologiquement affectée, buvant davantage et pleurant lorsqu’on évoquait les faits.
Les magistrates ont également relevé que la déclarante n’a dénoncé l’agression qu’en 2016, après avoir constaté lors du baptême de son neveu que l’accusé se comportait comme si de rien n’était.
À l’énoncé du verdict, elles ont souligné avoir pris en considération la nature de l’infraction, les circonstances des faits, ainsi que le lien familial entre la déclarante et l’accusé. Elles ont aussi noté l’âge de ce dernier, son état de santé, sa situation personnelle et l’absence d’antécédents judiciaires