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Emploi à l’étranger : ces jeunes Mauriciens qui brillent dans l’hôtellerie aux États-Unis

Emploi à l’étranger

Travailler pour des groupes hôteliers de renom  à l’étranger est le rêve de beaucoup de jeunes Mauriciens. Et pour cause, d’une expérience internationale à des salaires attrayants,  les avantages sont nombreux.  Rencontre avec des Mauriciens qui vivent leur rêve américain.

Jayce Seebaluck, 27 ans : «Offrir le meilleur service avec rapidité est la première chose que j’ai apprise»

jayceEx-employé à l’hôtel Shandrani comme Guest Relations Assistant, Jayce a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure à l’étranger. «  J’ai appris sur les possibilités d’emploi que propose l’agence Think Recruitment aux Etats-Unis et cela m’a vraiment intéressé », dit-il.  En deux mois, il obtient son visa et son permis de travail pour le groupe Hilton en tant que Guest Service Agent. «  C’est le 5 octobre de l’année  dernière que je suis arrivé sur mon lieu de travail à Los Angeles.  Après un an, mes compétences dans l’hôtellerie se sont améliorées. J’ai eu la chance de travailler dans un cadre hautement organisé en matière de service », fait ressortir cet habitant de Wooton. Il faut compter en moyenne 800 « check-in » par jour. «  Offrir le meilleur service avec rapidité est la première chose que j’ai apprise en Amérique », soutient-il. Jayce est maintenant à la recherche d’un autre emploi  à l’étranger.


Mathieu Victoire, 25 ans :  «Dans l’hôtellerie, il faut toujours être curieux»

mathieuÀ 25 ans, Mathieu compte un an d’expérience dans The Grand Hotel Golf Resort & Spa du groupe Marriott,  à Alabama, dans le Sud des États-Unis. 

« Depuis l’année dernière, j’ai occupé le poste de House Keeping Supervisor et celui de Front Office Supervisor. C’est l’expérience la plus intéressante que j’ai eue dans ma carrière dans l’hôtellerie », avoue-t-il. En effet, avant de partir aux États-Unis, il travaillait comme réceptionniste à l’hôtel LUX de Grand-Gaube.  «  Dans  l’hôtellerie, il faut toujours être curieux. Aussi, quand j’ai pris connaissance de l’annonce de Think Recruitment, je n’ai pu m’empêcher de tenter ma chance. Je voulais voir comment les employés dans d’autres pays travaillent », souligne notre interlocuteur.


Pranav Narayya, 29 ans : «Travailler aux États-Unis consolidera ma carrière dans l’hôtellerie»

pranavPranav quittera bientôt son poste comme Assistant Outlet Manager à l’hôtel Héritage pour un plus haut poste dans un hôtel aux États-Unis. Son départ est prévu d’ici la fin de l’année.  «  L’objectif de trouver un emploi à l’étranger est de consolider ma carrière dans l’hôtellerie. En travaillant aux États-Unis, je suis certain que les compétences que je vais acquérir m’aideront à devenir un meilleur  employé », avance-t-il.  Ce dernier compte environ neuf ans dans la restauration à Maurice.  «  Je partirai sur un contrat de 18 mois.  Peut-être que cette expérience me permettra de réaliser mon rêve de devenir un Food & Beverages Manager », dit-il.


Kajal Rampudaruth, 25 ans : «Cette expérience m’offrira la chance de gravir les échelons à mon retour»

kajalLe 5 novembre, Kajal Rampudaruth quittera le pays pour aller prendre de l’emploi dans le groupe hôtelier Nemacolin Resorts, en Pennsylvanie aux États-Unis. « Je vais travailler dans le département de Front Office. Cela fait plus de cinq ans que je suis dans le secteur  hôtelier  à Maurice. Mon dernier emploi était celui de Guest Relations Officer  au Sugar Beach », fait-elle ressortir. Kajal a décidé de saisir l’opportunité de travailler à l’étranger pour avoir plus de chance, à son retour, de gravir les échelons à Maurice.  « Il faut toujours voyager pour acquérir de nouvelles compétences », dit-elle.


Questions à... Floris Drabbe (CEO de HRC International) : «Les Mauriciens ont un avantage sur les autres»

florisUne équipe de HRC International, agence de recrutement hollandaise, est actuellement à Maurice dans le but de recruter de jeunes Mauriciens pour des stages et des emplois dans des groupes hôteliers aux États-Unis. Dans un entretien accordé au Défi Quotidien, le CEO de cette agence, Floris Drabbe,  parle des opportunités  qui existent.

Quel est le but de votre visite à Maurice ?
Nous sommes à la recherche de nouveaux candidats pour remplir des postes dans des hôtels aux États-Unis.  Nous avons visité les hôtels ainsi que les établissements de formation tels que Vatel et  l’École hôtelière Sir Gaëtan Duval pour identifier les candidats potentiels.  L’année dernière, nous avions recruté des jeunes de 60 différentes nationalités, dont une douzaine de Mauriciens. Cette année, nous espérons augmenter ce chiffre. 

Quelles sont les compétences que les candidats doivent avoir ?
D’abord, pour être éligibles, ils doivent être détendeurs d’un diplôme dans Hospitality ou Culinary Arts.  Toutefois, s’ils n’ont pas suivi des études tertiaires, ils doivent avoir au moins cinq ans d’expérience dans le domaine.  Pour décrocher le visa, ils doivent avoir des soft skills tels que la curiosité, l’enthousiasme, le dynamisme, entre autres.

Y a-t-il un intérêt parmi les Mauriciens pour travailler aux États-Unis ?
Absolument. D’ailleurs, les Mauriciens que nous avons déjà embauchés dans les années précédentes  sont très satisfaits.  Outre d’être bilingues, les Mauriciens ont toutes les qualités que recherchent les compagnies aux États-Unis. Ils ont un avantage sur les candidats d’autres nationalités.

Salaires : environ Rs 70 000 par mois 

Sonia Bourdonskaia, Partner Manager HRC International, soutient que les jeunes auront l’opportunité d’être embauchés sur un contrat d’une durée de 12 à 18 mois.  Le salaire moyen, dit-elle, est de 2000 USD par mois ( environ Rs 70 000). Ils travailleront cinq jours par semaine, soit 48 heures par semaine. Ils ont aussi droit à des allocations pour les heures supplémentaires.