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Elle saute du premier étage pour échapper à son ex violent - la victime : «Si mo pa sote, li ti kav tir mo lavi divan mo bann zanfan»

Photo d'illustration

Helena* (prénom modifié) est admise à l’hôpital avec une fracture au pied. Cette jeune maman de 30 ans vit dans la crainte depuis le dimanche 23 mars dernier. Ce soir-là, elle s’est retrouvée face à son ex-compagnon violent. Il a fait irruption dans la maison à Rose-Hill alors qu’elle était avec leurs deux jeunes enfants et a tenté de l’agresser. N’ayant aucune autre issue, elle a sauté du premier étage de la maison qu’elle occupe. Elle a atterri plusieurs mètres plus bas sur des rochers, se blessant gravement.

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Elle craint que, malgré une nouvelle plainte contre lui, son ex-compagnon ne cherche à lui faire encore du mal. « Cela fait deux ans que nous sommes séparés. Il est violent et très possessif. Je croyais qu’il me laisserait tranquille, mais au contraire, il veut contrôler ma vie et surveille mes moindres faits et gestes. Il n’accepte pas cette rupture. Il veut me récupérer, mais je refuse de revivre ces moments », explique Helena.
En mars de l’année dernière, elle avait déjà porté plainte contre lui pour vagabondage. « Il était venu et s’est disputé avec moi. Je m’étais enfuie en sautant de la fenêtre du premier étage de la maison pour atterrir sur le toit de mon oncle », se souvient-elle.

Et le 23 mars, son cauchemar s’est répété. « Je dormais dans la chambre avec mes enfants peu avant minuit quand j’ai entendu frapper violemment à la porte. Je me suis réveillée et suis allée voir. C’était lui. Il m’a ordonné d’ouvrir. Il y avait deux autres personnes avec lui. J’ai refusé et alerté ma sœur », relate-t-elle.

Ses proches sont intervenus pour tenter de le calmer. « Mais il ne voulait rien entendre. Il a profité d’un moment d’inattention pour forcer ma porte. Il était sous l’influence de l’alcool et se montrait violent. J’ai essayé de me cacher, mes enfants pleuraient. Il savait où je me trouvais et s’est avancé vers moi », raconte Helena.

Sentant le danger imminent, elle a tenté de fuir comme la dernière fois. « Monn pass par lafenet premie etaz. Monn less mo bann zanfan ek li, mo kone li pa pou fer zot dimal. Li ti pe rod mwa. Mo ti pe rod sote lor lakaz mo tonton, parey kouma lane dernier, me ti ena lapli. Monn sote, sa fwa-la monn tonbe. Monn tonb lor ros anba. Mo lipie inn kase », poursuit-elle.

« Mo pou touy twa ! » lui aurait lancé son ex-compagnon depuis la fenêtre. « Linn desann pou vinn rod mwa, me ti ena enn laport ki finn anpes li pase. Si mo pa ti sote, li ti kav tir mo lavi divan mo bann zanfan », confie-t-elle, encore bouleversée.

Les proches de la jeune femme sont intervenus et l’agresseur a fini par quitter les lieux. Alertée, la police s’est rapidement rendue sur place. À leur arrivée, les officiers ont découvert la victime allongée au sol, souffrante. Vers 1h30 du matin, une ambulance l’a transportée à l’hôpital de Candos pour y recevoir des soins.

Après les premiers soins, Helena, encore sous le choc et traumatisée, a été admise sous observation. Elle a déposé une nouvelle plainte contre son ex-compagnon. Une enquête est en cours. Dans la semaine, elle a subi une intervention chirurgicale.

« Déjà l’année dernière, il avait forcé la porte, j’ai dû en mettre une nouvelle. Il l’a encore endommagée cette fois-ci. J’ai peur pour ma sécurité, surtout que c’est une cour familiale. Il y a des chiens, mais il a quand même réussi à venir jusqu’ici », lâche la jeune femme, épuisée par cette situation qui dure depuis trop longtemps.

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