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Elle recherche une prothèse pour s’accrocher à ses rêves : Dami, 23 ans, amputée après une banale chute

Dami Amputée à 23 ans, Dami veut lutter contre le sort.

À 23 ans, comme toutes les jeunes filles de son âge, elle avait des projets plein la tête, mais un accident en apparence banal a changé le cours de sa vie. Dans un premier temps, elle a complètement perdu le moral. Désormais, elle lutte pour se ressaisir, mais pour cela, elle a besoin de notre aide.

« La prothèse qui semble mieux lui convenir coûte Rs 316 540,96 »

Fille joviale, débrouillarde et passionnée de pâtisserie, Dami A., 23 ans, travaillait depuis six ou sept mois dans un snack de la région de Verdun. Elle confectionnait des gâteaux et tenait aussi la caisse, puisque son patron avait confiance en elle.

Puis, le malheur a frappé le mardi 2 avril 2019. Elle terminait sa journée à 17 heures quand elle a glissé et elle est tombée lourdement sur le sol du snack. Dami ne sait pas comment elle a glissé. Comme elle est plutôt ronde, son poids a été un lourd handicap durant sa chute, car son genou s’est complètement déboîté. Comme  l’ambulance tardait à arriver, Dami a été transportée à l’hôpital de Candos en voiture par son patron.

À l’hôpital, le médecin qui l’a examinée lui avait promis qu’elle allait se rétablir. Elle a subi une intervention chirurgicale le même jour, mais la plaie ne s’est pas cicatrisée. Dami souffrait atrocement. Après une dizaine de jours, les médecins ont annoncé une terrible nouvelle à la famille de la jeune fille : sa jambe était comme morte et il fallait l’amputer.

On imagine le choc que cela a causé à Dami. Bien qu’elle souffrait beaucoup, elle a, dans un premier temps, refusé qu’on lui ampute la jambe. Par la suite,  la douleur était devenue tellement insoutenable qu’elle n’a pas eu le choix.

« Nous ne savions pas à quelle heure exactement Dami allait être opérée, mais son patron était à l’hôpital à cette heure-là. Après l’intervention chirurgicale, c’est lui qui nous a informés », raconte Feroza, 55 ans, la mère de Dami.

Dès que son médecin traitant lui a annoncé l’amputation, Dami a été démoralisée. Passer d’une fille qui respirait la joie de vivre à une fille alitée, seule dans la pénombre de sa chambre et avec une jambe en moins n’était pas le scénario dont elle avait rêvé. « Je suis une férue de pâtisserie (elle a suivi des cours financés par sa grand-mère). J’avais beaucoup de projets. J’étais sur le point de trouver un autre poste dans ce domaine dans un centre commercial à l’aéroport. J’envisageais aussi de me perfectionner dans cet art avant de me lancer à mon compte. Mais voilà, tous mes rêves se sont écroulés. La vie n’a pas été tendre envers moi… » se lamente Dami.

Submergée par le découragement

Sa mère raconte que Dami pleure tous les jours. Elle est même très énervée. « Parfois, elle mange et boit, d’autres fois non. Quand elle est submergée par le découragement, elle ne quitte pas le lit, préférant ne parler à personne », dit-elle.

Ce qui la décourage encore plus, raconte sa mère, c’est qu’après l’amputation, on a dû les couper parce qu’on n’arrivait plus à les démêler, vu qu’elle n’avait pas pu les laver. Aujourd’hui, ses cheveux sont coupés à la garçonne et ce qu’elle voit dans le miroir ne lui plaît pas, elle qui aimait tellement ses longs cheveux…

Cependant, petit à petit, Dami tente de retrouver le moral. Ce n’est pas évident, mais elle fait l’effort. « En ce moment, mon humeur me trahit beaucoup. Par moments, je peux faire preuve de patience, écouter la personne qui me parle et être résignée. À d’autres, c’est tout le contraire. Ces sautes d’humeur arrivent sans que je ne puisse l’expliquer. Mais je vais lutter pour garder le moral… » confie-t-elle.
Urgence d’une prothèse professionnelle

Pour que Dami puisse retrouver le sourire, il faut, entre autres, qu’elle puisse remarcher et pour cela, elle a besoin d’une prothèse, mais pas de n’importe laquelle. En effet, il lui faut une prothèse qui lui sied parfaitement et fabriquée de manière professionnelle à cause de sa corpulence. Le souci, c’est que ce type de prothèse coûte extrêmement cher.

« Nous avons trouvé une prothèse qui semble lui convenir, dans un centre spécialisé dont la maison-mère se trouve en Afrique-du-Sud. La cotation indique Rs 316 540,96 », explique Feroza. Elle révèle qu’elle a effectué un dépôt de Rs 100 000, mais que ce n’est pas suffisant.

Fausses promesses

La mère de Dami révèle que la famille comptait sur quelqu’un qui était très proche de Dami dans le passé et dans les jours qui ont suivi l’accident pour obtenir la prothèse. « Il avait promis de parler à certaines personnes qui pourraient nous aider à financer l’achat de la prothèse, mais aujourd’hui, il semble avoir changé d’avis. Étrangement, après qu’on lui ait montré la cotation, son attitude a changé. Il a pris ses distances. Il a même cessé de répondre à nos appels », déplore Feroza.

Elle ajoute qu’il avait aussi promis de faire quelque chose pour Dami dès que la famille aurait eu la permission de la police pour une collecte publique. Justement, en ce qui concerne la demande faite par la famille auprès de la police pour une collecte publique, la grand-mère de Dami nous a appelés pour expliquer que la police a refusé de leur accorder cette permission, parce que le ministère concerné a objecté à la demande. Elle nous a annoncé cela alors que nous étions sur le point d’aller sous presse. Donc, nous n’avons pu vérifier, auprès des autorités, la validité de cette objection. Mais gageons que ce refus, s’il est fondé, va certainement briser le cœur de Dami…

Sessions thérapeutiques

Depuis l’accident, Dami se rend dans un centre à Albion pour des sessions thérapeutiques. Mais Feroza avance que, dorénavant, ses sessions thérapeutiques seront prises en charge par le centre qu’elle a visité afin d’avoir la cotation pour la prothèse. Elles interviendront après le versement de la moitié de la somme que coûtera la prothèse.

« Nous savons que nous pouvons trouver une prothèse chez certaines associations, mais Dami refuse. Dès qu’elle a vu le prototype proposé par ce centre, elle l’a aimé et ne veut rien d’autre. Nous ne voulons pas la décevoir. Nous avons peur qu’elle ne fasse une dépression aiguë », déclare Feroza.

On l’aura compris : si l’ex-élève de la Saint-Pierre RCA School et l’ex-étudiante du Professor Basdeo Bissoondoyal College (elle a étudié jusqu’à la SC) arrive à obtenir la prothèse qu’elle souhaite avoir, ses rêves ont de grandes chances de se réaliser, comme celui de s’offrir une voiture. D’ailleurs, avant son accident, elle avait commencé à prendre des cours de conduite.

Dami, qui est la benjamine de trois filles, n’avait pas de petit copain ni de projet de mariage avant l’accident. C’est ce que révèle sa mère.

Avant l’accident, Feroza travaillait dans un supermarché. Elle a dû arrêter pour s’occuper de Dami. Son époux Vassen, 60 ans, travaille comme gardien de sécurité.

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