Elections mairales : Trois villes pour le MMM, deux pour le PTr
Par
Patrick Hilbert
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Patrick Hilbert
Ce samedi, les conseillers municipaux éliront le nouveau maire et l’adjoint-maire à Beau-Bassin/Rose Hill. Lundi, ce sera au tour des quatre autres villes du pays. Trois villes (Beau-Bassin/Rose Hill, QuatreBornes et Curepipe) seront dirigées par des élus du Mouvement militant mauricien (MMM). Les deux autres (Port-Louis, Vacoas/Phoenix) par des travaillistes (PTr).
Selon la Local Government Act, le mandat des maires et de leurs adjoints est de deux ans. Toutefois, un accord politique entre les partenaires de l’alliance gouvernementale, qui avait remporté les élections municipales l’année dernière avec 117 sièges sur 120, a conduit à cette reconfiguration anticipée des exécutifs municipaux.
Cette nouvelle étape marque également une évolution notable en matière de représentation féminine. Pour la première fois, sept femmes devraient occuper les postes de maires et d’adjoints maires dans les cinq mairies du pays.
À Port-Louis, la fonction de premier magistrat de la ville devrait revenir à Christelle Pondard (Parti travailliste), avec Mehzabeen Caramtali (MMM) comme adjointe. À Curepipe, la mairie serait confiée à une élue du MMM, assistée par Marie Diana Ami (Nouveaux démocrates), déjà en poste comme adjointe depuis l’an dernier.
À Beau-Bassin/Rose Hill, Toussaint André devrait accéder au poste de maire, épaulé par Gina Poonoosamy (Rezistans ek Alternativ), qui prolongerait son mandat d’adjointe. À Vacoas/Phoenix, comme à Quatre-Bornes, des femmes devraient aussi occuper les postes d’adjointes maires.
Le lord-maire sortant, Aslam Hossenally, dresse un bilan nuancé de son passage à la tête de Port-Louis. « Cette année, on n’a pas eu le budget souhaité en raison des contraintes budgétaires, mais on a eu un grant-in-aid du gouvernement de Rs 844 millions et des fonds propres de la mairie de Port-Louis d’environ Rs 250 millions. Malheureusement, ce n’était pas suffisant pour faire fonctionner pleinement la mairie, mais on a fait avec. »
À Quatre-Bornes, le maire sortant Brian Keenoo évoque un « sentiment du devoir accompli ». À Curepipe, Dhaneshwar Bissonauth estime, pour sa part, qu’« un an ne suffit pas pour transformer en profondeur une mairie. On n’a pas pu faire de gros projets en ce laps de temps ».
À Vacoas-Phoenix, Sunjeevsingh Dindyal partage une analyse similaire. Selon lui, il aurait fallu ces deux années, mais en un an il a essayé de mettre un peu d’ordre partout, que ce soit au niveau de la voirie ou de l’éclairage, entre autres.