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Égalité des genres - Profession : esthéticien

Shaad Sheriff Owodally Sa clientèle est composée d’hommes et de femmes.

Si le métier d’esthéticienne a longtemps été réservé aux femmes, il s’ouvre désormais aux hommes. Shaad Sheriff Owodally en est la preuve vivante.

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Son nom est sur toutes les lèvres. Il s’est fait connaître par le bouche-à-oreille et ne fait que donner satisfaction et bonheur à ses clients. Ils viennent tous lui rendre visite pour les soins qu’il offre, notamment l’épilation, le soin facial, la manucure et la pédicure ou pour sa maîtrise des ciseaux... sans oublier le grand moment de détente qu’est la séance de massages.

Retrouver un homme à la tête d’un salon de beauté suscite quand même des réactions. Certains appréhendaient le fait qu’un homme prodigue des soins de beauté tandis que d’autres mettaient en doute ses compétences. Mais il y avait aussi ces femmes qui n’y voyaient aucun inconvénient.

« Au départ, les gens étaient surpris de voir un homme prodiguer des soins de beauté, car la profession est plutôt exercée par des femmes. Mais avec le temps ils se sont habitués, aussi longtemps qu’ils sont satisfaits du résultat », explique Shaad Sheriff Owodally.

En effet, mis à part le fait d’être un homme, Shaad Sheriff Owodally ne se différencie pas, dans ce monde qui a si longtemps été l’apanage des femmes. Il a non seulement un grande douceur dans les mains, mais a de la technique à en revendre. Ce qui explique d’ailleurs son succès auprès de la gent féminine mais aussi chez les hommes.

Son aventure dans le monde de la beauté débute alors qu’il avait 17 ans. Il s’en souvient comme-ci c’était hier. « Ma sœur, Zohra, devait sortir un samedi matin et faute de pouvoir aller chez le coiffeur, elle m’a demandé de lui brosser les cheveux. Je ne savais même pas ce qui fallait faire. J’ai pris la brosse et le sèche-cheveux et me suis lancé… Elle était subjuguée par le brushing que je lui ai fait. Là, je me suis dit, que je devais être coiffeur », dit Shaad avec de la nostalgie dans la voix. Toutefois, après le School Certificate au collège Imperial, Shaad décide de travailler comme guide touristique. Mais le monde de la beauté ne le laisse pas insensible et il laisse tout tomber pour suivre une formation de coiffeur.

« Ce que j’ai appris en formation et ce que j’ai fait au salon étaient deux mondes différents, mais j’ai pu me débrouiller grâce à mon mentor, Yashteenee Vaid Sumputh. Elle a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui », dit-il fièrement.

Deux ans après, il se lance dans la formation en esthétique et en massage. Il ouvrira ensuite son salon de beauté, The Taj.

Amoureux de l’innovation, l’esthéticien précise qu’il veut toujours rester informé des dernières nouveautés dans le domaine.

 

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