Éducation- Mahend Gungapersad : «Si pas ti ena sa kriter 3 kredit-la, ki ti pou ariv sa bann zanfan-la ?»
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Le Défi Quotidien
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Sans l’introduction du critère des trois credits, des milliers d’élèves auraient été laissés sur le carreau. C’est en ces termes que le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a justifié la décision concernant le passage en Grade 12 des élèves n’ayant pas obtenu le nombre de crédits requis. Une décision largement critiquée par les acteurs du secteur éducatif et les syndicats, mais que le ministre affirme être avant tout humaine et non politique.
Revenant sur les performances de 2025, Mahend Gungapersad reconnaît que le niveau a connu une baisse significative, ce qui a ravivé le débat autour du critère des trois credits. Toutefois, selon lui, il était impensable de laisser ces élèves sans issue. « Si pa ti ena sa kriter 3 kredit-la, ki ti pou ariv sa bann zanfan-la ? » a-t-il lancé en réponse aux questions de la presse, rappelant que par le passé, des élèves n’ayant pas réussi à atteindre les exigences académiques avaient mis fin à leurs jours. Pour le ministre, la dimension humaine devait primer sur toute autre considération.
C’est dans ce contexte qu’une réunion s’est tenue ce lundi à la MITD House à Phœnix, réunissant les représentants des 28 écoles ZEP du pays. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réformes éducatives prévues dans le blueprint du ministère. « Nous avons rencontré les responsables des ZEP Schools pour discuter des changements que nous souhaitons apporter au système éducatif, mais aussi pour écouter leurs requêtes et doléances. Nous voulons trouver une autre formule pour les ZEP Schools », a expliqué le ministre de l’Éducation.
À l’issue de cette réunion, Mahend Gungapersad a annoncé la mise sur pied d’un Academic Monitoring Committee, chargé d’assurer un suivi pédagogique et académique dans ces établissements, avec pour objectif de revoir les méthodes d’enseignement. Autre décision majeure annoncée : la révision du terme « ZEP », jugé stigmatisant pour les élèves et les enseignants, afin de rompre avec une étiquette perçue comme discriminante.
Toujours dans le même volet éducatif, à la suite des dénonciations de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) concernant de présumées pratiques illégales au sein de la Special Education Needs Authority (SENA), une rencontre s’est tenue le lundi 19 janvier entre les représentants syndicaux et le ministre de l’Éducation.
À l’issue de la réunion, Reeaz Chuttoo, président de la CTSP, s’est dit satisfait des échanges « positifs et constructifs ». Il affirme que le syndicat restera ferme dans la défense des droits des enfants en situation de handicap. « Nous sommes très satisfaits de la rencontre avec le ministre de l’Éducation. Nous avons discuté du manque aigu de personnel et de la suspension de six membres du personnel. Pour nous, la directrice de la SENA n’a ni la formation ni la connaissance requises pour gérer un dossier aussi sensible », a-t-il déclaré.
Reeaz Chuttoo précise également que le conseil d’administration de la SENA se réunira ce vendredi afin de statuer sur les décisions à venir, dans un contexte jugé préoccupant par le syndicat. La CTSP affirme qu’elle continuera à suivre ce dossier de près et qu’elle ne tolérera aucune dérive susceptible de nuire aux enfants bénéficiant de services spécialisés.
De son côté, Mahend Gungapersad a indiqué que la rencontre s’est déroulée dans un climat cordial et empreint de respect mutuel. Le ministre de l’Éducation se dit confiant quant à la possibilité de trouver rapidement une solution appropriée, dans l’intérêt des élèves concernés et dans le respect des procédures établies. Il souligne que le dialogue reste ouvert avec toutes les parties prenantes afin d’aboutir à une issue équilibrée et durable.