Economic Development Board : la nomination du futur CEO toujours en attente de validation finale
Par
Fabrice Laretif
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Fabrice Laretif
Près d’un mois après l’aval gouvernemental, la nomination du futur CEO de l’EDB reste suspendue sur fond de désaccords contractuels.
Près d’un mois après avoir obtenu le feu vert du Conseil des ministres du 12 juin, Rajah Ramdaursingh n’a toujours pas pris officiellement les rênes de l’Economic Development Board (EDB). Alors que sa nomination semblait acquise, le dossier demeure en suspens en raison de divergences portant notamment sur les modalités de son contrat. Selon nos informations, l’attente d’une décision finale serait principalement liée aux conditions financières du contrat. Et, en particulier, à la rémunération mensuelle prévue pour le futur CEO, soit d’environ Rs 1 million.
Au-delà de la question salariale, des interrogations subsisteraient eu égard aux responsabilités et aux rapports hiérarchiques du futur CEO. Selon une source, l’article 10 de l’EDB Act prévoit que le CEO soit nommé par le conseil d’administration, avec l’accord du Premier ministre. Le CEO agit, par ailleurs, conformément aux instructions du Conseil d’administration.
La même source souligne toutefois qu’une interprétation demeure quant au rôle du président du Conseil d’administration. Celui-ci, en tant que représentant du conseil auprès de la direction, assumerait la responsabilité ultime. « C’est peut-être cette situation qui suscite des inquiétudes de la part du nouveau CEO quant à une éventuelle intervention du président dans la gestion quotidienne de l’organisme », avance-t-elle. Un autre intervenant insiste cependant sur le fait que le CEO ne pourra exercer les fonctions d’un « président exécutif ».
Ancien gouverneur de la Banque de Maurice, Dan Maraye estime que la portée de la future « letter of appointment » sera déterminante. Selon lui, le CEO doit répondre devant le Conseil d’administration et non devant son président. « Qui l’a nommé ? C’est le Conseil d’administration. Il n’y a donc pas de question », affirme-t-il.
La rémunération négociée fait également sourciller. Une source indique qu’à l’exception de François Guilbert, aucun ancien CEO de l’EDB n’aurait bénéficié d’un salaire comparable. Dan Maraye considère, pour sa part, qu’aucun poste financé par les fonds publics ne devrait dépasser une rémunération de Rs 500 000 par mois, estimant que l’intérêt de l’institution et celui du pays doivent guider la décision finale.
À l’article 10, il est stipule que l’EDB est doté d’un CEO qui est nommé par le Conseil d’administration, avec l’accord du Premier ministre, selon les modalités et conditions qu’il détermine.
(2) Le CEO est chargé :
(a) de la mise en œuvre de la politique du conseil d’administration ainsi que du contrôle et de la gestion des activités courantes de l’EDB ;
(b) de définir la structure organisationnelle de l’EDB, après accord préalable du conseil d’administration.
(3) Dans l’exercice de ses fonctions, le CEO agit conformément aux instructions qu’il reçoit du conseil d’administration.
(4) Sauf instruction contraire du Conseil d’administration, le CEO assiste à toutes les réunions du conseil d’administration et peut prendre part à ses délibérations, mais il ne dispose d’aucun droit de vote sur les questions soumises au conseil d’administration.
11. Délégation de pouvoirs
(1) Le Conseil d’administration peut, sous réserve du paragraphe (2) et des conditions qu’il peut imposer, déléguer au CEO les pouvoirs qui lui sont conférés par la présente loi et qui sont nécessaires à la bonne administration et à la bonne gestion de l’EDB.
(2) Le Conseil d’administration ne peut déléguer son pouvoir d’emprunter ou de contracter des emprunts.