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Ecole bombardée : l’Iran fustige devant l'ONU une attaque “calculée" des Etats-Unis

Par Defimedia.info
Publié le: 27 mars 2026 à 13:45
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Ecole bombardée  l’Iran fustige devant l'ONU une attaque “calculée des Etats-Unis

Le bombardement meurtrier d'une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n'était pas une erreur de ciblage mais une attaque "calculée" des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi dans un message vidéo diffusé à Genève.

L’attaque contre cette école "n’était ni un simple ‘incident’, ni une ‘erreur de calcul’. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité", a accusé M. Aragchi, évoquant une attaque "calculée" de l'armée américaine dans ce message diffusé lors d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme à Genève.

"Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid", a-t-il ajouté, qualifiant cette attaque de "crime de guerre et de crime contre l'humanité".

En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d'urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l'école de Minab, dans le sud du pays.

Le gouvernement iranien accuse l'armée américaine d'avoir frappé l'établissement. Le président américain Donald Trump a d'abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d'indiquer qu'il "s'accommoderait" du résultat de l'enquête ouverte par le Pentagone.

Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l'enquête, le missile qui a frappé l'école a bien été tiré par l'armée américaine après une erreur de ciblage.

"À l'heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l'attaque contre cette école ait été autre chose qu'un acte délibéré et intentionnel", a insisté le ministre iranien.

"Cette atrocité est injustifiable, ne peut être dissimulée et ne doit pas susciter le silence et l’indifférence", a-t-il encore exhorté.

Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l'Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.

Mercredi, un débat demandé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie portait exclusivement sur les frappes iraniennes contre des pays de la région du Golfe et leurs conséquences pour les populations civiles.

À l'issue de ce débat, les 47 membres du Conseil ont adopté par consensus une résolution condamnant les "attaques odieuses" de l'Iran contre ses voisins du Golfe et appelant à des "réparations" rapides pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil n'a en revanche pas été saisi d'un projet de résolution pour le débat de vendredi.

AFP

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