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Duval : «Il faut renvoyer la hausse du prix de l’essence»

Le coût de la vie, l’augmentation des prix, la dépréciation de la roupie... Autant de sujets économiques qui ont été abordés par Xavier-Luc Duval, leader de l’opposition, lors de la conférence de presse conjointe avec Paul Bérenger, le leader du Mouvement militant mauricien et le député de l’opposition Nando Bodha, ce matin, lundi 5 avril. 

Xavier-Luc Duval estime que la hausse de 10 % sur le prix de l’essence est venue à un moment où trois-quarts des ménages peinent à joindre les deux bouts. Allant plus avant, il rappelle que le récent rapport du bureau des statistiques « Monitoring the Socio-Economic Effects of Covid-19 », publié la semaine dernière, indique que le taux de chômage a atteint 10,6 % et que 70 % des ‘self employed’ prévoient une réduction drastique dans leurs revenus. Il cite encore le chiffre des 29 % de salariés qui notent une baisse de leurs salaires et de 76 % des ménages mauriciens qui ne sont pas en mesure de joindre les deux bouts. 

« Il est clair que le gouvernement souhaite appliquer la stratégie ‘Tax and Spend’. C'est-à-dire taxer au maximum la population pour faire du gaspillage. C’est une mauvaise habitude du gouvernement et il compte la maintenir », lance-t-il. 

Xavier-Luc Duval lance un appel à tous les partis de l’opposition pour faire une demande pour renvoyer la hausse du prix de l’essence pour plus tard. « La taxe de Rs 26 sur chaque litre d’essence est injustifiée dans le contexte actuel », déplore-t-il. 

En outre, il souligne qu’« au vu et au su du ministère du Commerce, certains commerçants malhonnêtes continuent de pratiquer des prix abusifs ».  

Dépréciation de la roupie 

Pour le leader de l’opposition, la dépréciation de la roupie a contribué énormément au coût de la vie ces derniers temps. « Quel est l’intérêt du ministre des Finances de déprécier la roupie à la veille du Budget ? », se demande-t-il. Il soutient que lorsque la roupie est dépréciée, le coût de  l’importation augmente et par conséquent, la taxe sur la valeur ajoutée augmente proportionnellement. 

« Par ailleurs, la dépréciation de la roupie augmente le ‘Special Reserves’ de la Banque Centrale, ce qui permettra d’avoir des milliards. Ces revenus vont ensuite partir dans les gaspillages », dit Xavier-Luc Duval.  

À savoir qu'aujourd’hui, un dollar se vend à Rs 41, alors qu’avant la pandémie de la Covid-19, il valait Rs 35 à la vente.

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