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« On a dû se débrouiller seuls » - Éducation sexuelle : le grand évitement à l’école

Par Le Dimanche /L' Hebdo
Publié le: 14 June 2026 à 15:00
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Alors que le gouvernement prévoit d’installer des services de sensibilisation et de dépistage du VIH sur les campus universitaires, de nombreux jeunes disent avoir grandi sans véritables réponses à l’école. Face aux tabous, ils réclament une prévention co-construite avec eux.

Ce n’est pas à l’école qu’Ahmisa Seeballuck, 23 ans, a appris qu’une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet pas le virus. Elle l’a découvert un soir, en naviguant sur Internet, en lisant l’article d’une association mauricienne. « Cette information, précieuse et rassurante, ne m’a jamais été donnée en classe. » Elle réfléchit un instant. « Je ne critique pas l’école. Elle fait ce qu’elle peut. Mais il faudrait peut-être qu’elle s’ouvre davantage aux ressources extérieures et qu’elle invite des intervenants associatifs, mieux formés et plus proches de nos réalités. »

À Maurice, en 2025, 491 nouveaux cas de VIH ont été détectés. Les 25-34 ans représentent 32,8 % de ces nouvelles infections – la tranche d’âge la plus touchée, devant les 35-44 ans qui concentrent 24,4 % des cas. Les jeunes adultes constituent ainsi la majorité des nouvelles notifications. 

C’est dans ce contexte que le gouvernement a avalisé, en Conseil des ministres, le 29 mai dernier, l’installation de services de dépistage et de sensibilisation directement sur les campus universitaires (voir encadré). Mais ce projet pose une question concrète : comment sensibiliser sur les campus des jeunes qu’on n’a jamais su éduquer au collège ?

Haanaa Owasil a 19 ans. Elle choisit ses mots sans détour : « Si je dois faire le bilan de ce qu’on m’a appris sur le VIH à l’école, c’est le vide total. » Certes, il y a bien eu « un semblant de cours d’éducation sexuelle à l’époque », mais celui-ci n’était « ni structuré ni pris au sérieux », avance-t-elle. « Au lieu de nous parler ouvertement de prévention, de relations ou de notre santé, c’était soit de grands mots scientifiques dans les cours de biologie, soit de gros tabous. On a grandi en se posant des questions sans que le système scolaire nous donne de vraies réponses ou un ‘cadre safe’ pour en parler. »

Yuvashinee Valaydon, 20 ans, s’en souvient avec la précision de quelqu’un qui récite une leçon apprise sans l’avoir vraiment assimilée : « Le sujet a été abordé rapidement. » Justement, qu’a-t-elle appris ? « On nous a dit qu’il fallait utiliser des préservatifs pour se protéger. On a eu un peu d’éducation sexuelle, mais c’était surtout sur la reproduction et c’était assez théorique. » 

Ce que confirme Kritik Kumar Damree, 24 ans, étudiant en travail social, qui déplore la « superficialité » de l’éducation sexuelle en milieu scolaire à Maurice, « souvent limitée à une approche purement biologique ou anatomique. On y aborde la transmission des maladies sexuellement transmissibles de manière technique, mais on élude trop souvent les réalités psycho-sociales, le consentement ou la réduction des risques ».

Le vrai problème, commente Varshinee Trishika Ramodhin, 22 ans, c’est que le sujet demeure « profondément tabou et enveloppé d’une gêne manifeste de la part des enseignants, qui survolent les chapitres pour éviter l’inconfort ». Elle parle d’une communication défaillante, se limitant souvent à « des injonctions moralisatrices » axées sur l’abstinence ou la peur de la maladie, « omettant délibérément les discussions cruciales sur la réduction pragmatique des risques, la gestion de la vie affective, l’importance du consentement et le libre arbitre des individus ».

Ahmisa dit clairement ce que cette lacune a représenté pour elle, en tant que jeune fille. Elle se souvient d’une unique séance d’éducation sexuelle, d’environ une heure, avec une conseillère. « Elle nous a dit de “faire attention” et de “nous respecter”, mais elle n’a pas vraiment répondu à nos questions les plus intimes. J’aurais aimé qu’on aborde des sujets comme le consentement, comment refuser poliment un rapport sans préservatif, ou encore l’existence de la PrEP. Ces sujets ne sont pas inconvenants, ils sont nécessaires. » 

TikTok, Instagram et les amis : une éducation de substitution

Elle ajoute, avec une patience qui ressemble à de la résignation : « Nous ne sommes pas des enfants irresponsables. Nous avons soif d’informations claires, respectueuses et complètes. Une heure par an, ce n’est pas suffisant pour préparer une jeune fille à faire des choix éclairés pour sa santé. »

En l’absence d’un programme continu et approfondi, Avriti Ragoonauth, 21 ans, confie avoir acquis « l’essentiel de ce [qu’elle connaît] aujourd’hui en dehors du cadre scolaire » : Internet, réseaux sociaux, influenceurs, sites web d’ONG, campagnes de prévention… « Comme les programmes scolaires ont préféré esquiver le sujet, on a dû se débrouiller tout seuls », résume Haanaa. 

« Presque tout ce que je sais aujourd’hui sur le VIH/Sida, je ne l’ai pas appris devant un tableau noir, mais sur mes écrans. Mes vraies sources d’info, ce sont les créateurs de contenu sur TikTok et Instagram qui vulgarisent le sujet sans tabou, les médias internationaux, les articles en ligne en faisant mes propres recherches Google », ajoute-t-elle.

Parcours similaire pour Ahmisa. C’est par fragments glanés ici et là qu’elle a fini par comprendre ce que l’école ne lui avait jamais dit. Internet d’abord – « des sites sérieux, comme ceux d’associations mauriciennes ou internationales » –, puis les discussions avec des amies plus âgées « qui avaient déjà eu des expériences et n’avaient pas peur d’en parler calmement », et enfin des influenceuses mauriciennes qui ont « partagé des témoignages touchants et des adresses de centres de dépistage gratuits ». 

Cette auto-formation peut toutefois s’avérer fragile, met en garde Kritik. Les échanges entre pairs « nécessitent souvent une vigilance accrue et un tri rigoureux afin de déconstruire les nombreux mythes urbains et les fausses rumeurs qui circulent encore activement ». Et Haanaa de pointer la limite structurelle de tout ce dispositif improvisé : « Les infos de santé publique locales se perdent complètement dans les algorithmes. »

Dans ce paysage d’apprentissage numérique, les ONG jouent un rôle central. « Le travail de terrain mené de façon acharnée par les ONG locales joue un rôle déterminant, notamment grâce à leurs campagnes de proximité, leurs brochures adaptées et leurs stands lors d’événements publics », observe Varshinee. 

Sollicité, Thomas Jhugroo-Cangy, 22 ans, cite, lui, une source plus inattendue encore : « J’ai appris tout d’abord à travers des chansons d’artistes engagés qui agissaient comme de la prévention et aussi éduquaient les jeunes. Par exemple, l’utilisation du préservatif. Puis par les médias qui témoignaient de l’année 1999 qui était sombre et avait connu les ravages de cette maladie. »

De tous les intervenants, Nikhil Gobin, 26 ans, étudiant en médecine, est le seul à avoir bénéficié d’une formation académique structurée. « Mes connaissances proviennent de plusieurs sources : l’école, mes études en médecine, les campagnes de sensibilisation et les ressources scientifiques. Cette combinaison m’a permis d’avoir une vision à la fois académique et pratique du VIH. » Son parcours dit en creux ce que le système n’a pas su donner au plus grand nombre.

Sur les campus : oui, mais…

L’annonce de l’installation de services de dépistage et de sensibilisation sur les campus universitaires est accueillie sans réserve sur le principe. « Ramener ces services directement là où on étudie, ça casse les barrières de la flemme ou du déplacement, et ça normalise enfin le fait de faire un check-up santé », avance Haanaa. 

Thomas, qui connaît des jeunes ayant déjà fréquenté ce type de dispositif, témoigne de leur efficacité concrète : « C’est accessible et les tests rapides sont très efficaces. C’est une approche qui permet de sauver des vies. » Yuvashinee imagine ce que ce service pourrait être concrètement : « Le dépistage du VIH, la contraception et le soutien psychologique. »

Mais, dans un campus, on est vu. Thomas lui-même le reconnaît aussitôt : « Il y a l’appréhension d’être mal perçu par les autres. » C’est ce même frein que Kritik formule avec précision : « À Maurice, le poids du regard des autres et le qu’en-dira-t-on restent des freins majeurs. Si un étudiant craint d’être vu en train d’entrer dans un centre de dépistage par ses pairs, il ne s’y rendra pas. »

Varshinee en analyse la mécanique profonde : « Le milieu universitaire est un écosystème restreint et interconnecté où les flux d’étudiants sont constamment observés et où la crainte du jugement social, de la stigmatisation, de l’étiquetage et des rumeurs malveillantes est extrêmement puissante. Si le centre de dépistage est implanté dans un lieu trop exposé ou s’il est exclusivement dédié au VIH, la peur d’être vu dissuadera la quasi-totalité des usagers potentiels. »

En revanche, pense Ahmisa, « si le service est installé dans un petit espace calme, avec des horaires adaptés et des personnes formées, aimables et discrètes, alors les étudiants viendront naturellement ». Elle plaide aussi pour une communication en amont : « une petite annonce en classe, un flyer dans les casiers, un message sur le groupe WhatsApp de la promo. Rien de spectaculaire, juste de l’information claire et bienveillante ».

Autre suggestion, formulée spontanément par plusieurs des jeunes : ne jamais étiqueter ces services « VIH », mais les fondre dans un pôle de santé globale et de bien-être universitaire. L’objectif : « normaliser la démarche », affirme Kritik. « De sorte que personne ne puisse deviner le motif exact de la visite d’un étudiant », précise Varshinee. 

Cependant, fait remarquer Avriti, pour que cette démarche soit un succès, une condition s’impose : « Si le gouvernement ne mène pas en parallèle une vraie campagne de déstigmatisation et de sensibilisation, il y a un risque réel que peu de personnes osent franchir le pas. »

Ce que cette génération réclame

Comment réellement changer la donne et avoir une vraie communication décomplexée autour de l’éducation sexuelle ? Les propositions convergent, mais chaque voix apporte sa couleur propre. Haanaa pense en termes de codes culturels et de formats : « On doit arrêter avec le jargon médical et les discours moralisateurs qui font fuir tout le monde. Pour toucher les étudiants, il faut que ce soit d’autres étudiants qui partagent l’info, comme une discussion normale entre potes, sans jugement. »

Kritik rappelle, dans la foulée, que « les jeunes écoutent d’abord d’autres jeunes. Notre rôle, en tant que futurs professionnels du social, est de co-construire ces outils avec les jeunes, en utilisant leur langage et leurs codes, pour transformer la prévention en un réflexe de santé publique positif et déstigmatisé ». 

Pour Yuvashinee, les jeunes devraient être directement impliqués dans la conception et la mise en œuvre de ces campagnes de sensibilisation. « Ils sont les mieux placés pour créer des messages pertinents, authentiques et adaptés aux préoccupations de leur génération. » Mais il faut au préalable, selon Varshinee, « recruter, former et valoriser des étudiants ambassadeurs de santé, capables de transmettre des messages crédibles et adaptés à la réalité de leurs camarades ». 

Au lieu de distribuer des dépliants papier « que tout le monde jette à la poubelle », Haanaa propose également la création de « contenu dynamique : des micro-trottoirs spontanés, des interviews directes dans la cour du campus, des Q&A rapides en vidéo ». Elle va plus loin : « Si on distribue des goodies modernes et bien ‘designés’, comme des stickers à coller sur nos ordinateurs ou nos gourdes, le sujet s’invite naturellement dans les conversations de tous les jours, au milieu de la cafétéria. »

Ahmisa pense aux jeunes filles, à celles qui ont besoin de se reconnaître dans ce qu’elles voient et entendent : « Des vidéos courtes en créole sur Instagram et TikTok, des bandes dessinées, des témoignages audios. Il faudrait aussi organiser des espaces d’échange anonymes, où l’on peut poser des questions sans donner son nom. Et si des personnalités publiques mauriciennes – chanteurs, sportifs, influenceurs – parlent calmement du dépistage et du VIH, cela deviendra naturel et normal. La honte disparaîtra progressivement. »

Nikhil, lui, insiste sur le changement de ton : « Il faut privilégier le dialogue et l’éducation plutôt que la peur. Les jeunes sont plus réceptifs à des informations claires, factuelles et adaptées à leur réalité. »

Derrière toutes ces propositions, il y a une demande plus fondamentale : celle d’une éducation sexuelle digne de ce nom, intégrée dès le collège, régulière, ouverte. « Avec un peu plus de temps et de confiance, nous pourrions aborder ces sujets sans gêne ni tabou », estime Ahmisa. Avriti insiste : « Il est essentiel d’installer des interventions régulières dès le collège, avec des ambassadeurs jeunes formés qui parlent le même langage. »

Thomas porte l’ambition collective en une formule : « Nous sommes les “game changers” et c’est notre devoir de donner un nouveau souffle à la façon de prévenir et de sensibiliser les autres. » En fin de compte, conclut Ahmisa, « ce que nous voulons, ce n’est ni la peur ni la morale. C’est simplement la vérité. Et cette vérité, nous sommes prêts à l’entendre ».

Le projet en question

Le Conseil des ministres a donné son accord à la mise en œuvre d’un projet structuré visant à fournir des services complets de sensibilisation et de prévention du VIH dans les établissements d’enseignement supérieur à Maurice, dans le but de réduire le nombre de nouvelles infections. Les objectifs sont multiples : accroître la sensibilisation au VIH et la perception des risques chez les jeunes adultes et faciliter l’accès à des services de dépistage volontaire du VIH au sein même des universités. Les étudiants éligibles pourront également bénéficier de séances de conseil et d’une mise sous PrEP sur place.

L’initiative prévoit aussi la promotion de pratiques sexuelles plus sûres grâce à l’utilisation de méthodes contraceptives barrières et à des programmes d’éducation adaptés. Enfin, elle entend renforcer les stratégies de prévention précoce afin d’intervenir auprès des jeunes avant qu’ils ne soient exposés à des situations à haut risque.

La PrEP : six ans de silence

Il existe à Maurice, depuis 2019, un médicament qui réduit de plus de 90 % le risque de contracter le VIH. Il est disponible dans les structures publiques. Il est entièrement gratuit. Il s’appelle la PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition). Parmi les jeunes interrogés, presque aucun n’en avait entendu parler.

« Je n’en avais jamais entendu parler avant », dit Haanaa. « Ça montre bien que concevoir des solutions médicales ne suffit pas ; si la communication ne suit pas sur le terrain avec les bons codes, les traitements restent sur les étagères et les jeunes passent à côté. »

Ahmisa a découvert son existence il y a quelques mois, par hasard, en lisant un article en ligne. « J’ai été très surprise d’apprendre que ce médicament est disponible dans notre pays depuis 2019. Je me suis demandé pourquoi je n’en avais jamais entendu parler à l’école, ni à la radio, ni sur les affiches de campagne. » 

En discutant avec ses amies, elle a pris conscience que la plupart ne connaissent pas non plus la PrEP. Certaines confondent avec le traitement d’urgence, d’autres n’en ont tout simplement jamais entendu parler. « Pourtant, cette option pourrait être très utile pour certaines personnes, notamment celles qui ont du mal à utiliser systématiquement le préservatif, ou qui ont un partenaire séropositif. Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est un outil supplémentaire, et chaque outil compte. »

La PrEP exige une prise médicamenteuse quotidienne en amont de toute exposition pour faire barrage au virus, tandis que le Traitement Post-Exposition intervient dans l’urgence, dans les heures qui suivent un rapport sexuel à risque. Deux outils radicalement différents mais confondus. Varshinee en tire une conclusion : « La stratégie de communication institutionnelle est restée excessivement discrète, ciblée de manière exclusive sur des segments de population jugés prioritaires. Par conséquent, le grand public universitaire ignore tout de son existence, de son mode d’action préventif, de ses critères d’éligibilité et de sa gratuité. »

Seuls Millind Kumar Bheekharry, 20 ans, et Nikhil en avaient une connaissance préalable, le premier via les campagnes d’ONG, le second grâce à ses études de médecine. Thomas mentionne le travail de l’ONG PILS (Prevention Information Lutte contre le Sida), mais juge que « cela devrait être plus médiatisé ». 

Kritik conclut sans ménagement : « Il est temps de vulgariser la PrEP, de rappeler sa gratuité dans le service public et de la désenclaver des structures spécialisées pour la rendre visible aux yeux de tous. »

Kaviraj Sukon mise sur la flexibilité des institutions

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La sensibilisation au VIH dans les établissements d’enseignement supérieur s’inscrit dans une démarche gouvernementale plus large, selon le ministre de l’Enseignement supérieur Kaviraj Sukon. « La campagne de sensibilisation a commencé à tous les niveaux, car quand le nouveau gouvernement est arrivé, il a dû commencer à tous les niveaux », explique-t-il. C’est dans ce cadre que son ministère a décidé de promouvoir la prévention du VIH au sein des universités. L’objectif affiché est d’accompagner les jeunes dans leur rapport à la société. 

« Ce mouvement vise à nous assurer que nous conscientisons les jeunes et aussi les familles », précise le ministre, qui qualifie cette initiative de nécessaire. « C’est une très bonne initiative du gouvernement et nous y apportons notre soutien au niveau des institutions de l’enseignement supérieur », ajoute-t-il.

Sur la question de l’anonymat, souvent cité comme frein majeur au dépistage, le ministre indique que des discussions ont déjà eu lieu avec les responsables des différentes institutions. « Nous n’allons pas donner des prescriptions car les campus ne sont pas les mêmes partout. C’est la raison pour laquelle les responsables des institutions ont la possibilité et le droit de voir, au niveau de leur campus, le lieu le plus approprié pour donner ces services », souligne-t-il.

Cette démarche universitaire ne se veut pas isolée. Kaviraj Sukon insiste sur la coordination interministérielle à l’œuvre. « Il y a une coordination entre les divers ministères concernés, pas seulement les deux ministères concernés par l’éducation, afin que nous puissions arriver à vraiment conscientiser tous les jeunes et tous les citoyens », affirme-t-il, précisant que chaque ministère dispose de ses propres responsabilités dans ce programme d’éducation  sexuelle.

Quant aux résistances culturelles ou religieuses qui freinent souvent ces débats, le ministre estime que l’université constitue précisément l’espace adapté pour les dépasser. « Les universités ont été faites pour cela : prendre des discussions à tous les niveaux. Bien évidemment, nous devons rester dans le cadre. Nous ne pouvons blesser personne. Ce qui est important doit être discuté. »

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