Techno

Drone : l’absence d’une école de pilotage professionnel décriée

Drone Il est dangereux de faire voler un drone sans avoir des compétences.

À Maurice, les professionnels de l’image doivent obtenir une licence du département de l’aviation civile pour faire voler leurs drones. Pour l’obtenir, ils doivent suivre une formation qui n’est pas disponible chez nous.

Des voies s’élèvent pour que Maurice dispose de sa propre école de pilotage de drones. Comme déjà évoqué par le Défi Plus, un professionnel qui pilote un drone pour des prises d’images doit se conformer à des critères stricts. La plus contraignante de ces mesures, c’est l’obligation de suivre une formation. Une formalité pour bon nombre de professionnels sauf que ce cours n’est pas dispensé à Maurice !

Chez nous, c’est le département de l’Aviation Civile qui délivre aux professionnels leurs permis de piloter des drones. Dans son règlement, l’agence gouvernementale indique que la formation peut se faire à La Réunion, la France, Singapour et le Royaume-Uni.

Une équipe de jeunes professionnels, dont l’entreprise souhaite avoir un département dédié à la prise d’images par drone, fait part de ses difficultés. L’un des membres, qui souhaite garder l’anonymat, explique que la procédure pour l’obtention d’un permis n’encourage pas l’entrepreneuriat. « Envoyer un employé à l’étranger pour se former représente un coût trop important pour les petites entreprises », dit-il.

C’est pourtant ce que s’apprête à faire Christian Nayna, le directeur d’AVS, entreprise spécialisée dans la production de vidéos. « Mon fils qui est employé chez AVS, part en France pour suivre cette formation », indique-t-il. « Ce n’est pas évident d’envoyer des employés à l’étranger et, donc, il faut absolument que cette formation soit dispensée à Maurice. »

Néanmoins, le directeur d’AVS en souligne l’importance. « Il est dangereux de faire voler un drone sans avoir des compétences, car il peut tomber sur le public. Il faut éviter de survoler la ville ou la foule. De plus, il faut être bon cadreur en plus d’être pilote. C’est un métier complet. Précédemment, il fallait prendre des hélicoptères pour faire des prises de vues aériennes, alors que maintenant, on peut faire de belles images simplement avec un drone », commente Christian Nayna.

Le Défi Plus a tenté d’obtenir une déclaration auprès du département de l’Aviation Civile. En vain !