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Droits des consommateurs : Rs 21 000 réclamées pour des achats faits par sa défunte épouse

ustensiles

Patrick vient de faire son deuil. Sa femme est décédée d’un cancer le 26 avril dernier. À sa grande surprise, il reçoit deux correspondances le sommant de régler Rs 21 000 pour des achats faits par sa femme. Quels sont ses recours ?

Patrick, marin de profession et habitant Ste-Croix, explique qu’une agence, qui fournit des ustensiles de cuisine, lui a adressé une lettre réclamant le paiement d’une somme de Rs 21 000. Somme qui correspond  à des achats faits par sa femme, aujourd’hui décédée. Une lettre de rappel a suivi. « Je me suis rendu à l’agence pour m’enquérir de la situation avant de régler cette somme. Je suis marin, je suis rentré à Maurice le 10 février. Quelques jours après la mort de ma femme, l’agence m’a réclamé le remboursement de Rs 21 000 en m’expliquant que ma femme avait pris des ustensiles de cuisine en acier à crédit, et que je suis son garant selon les documents. Sauf que, je ne me rappelle pas avoir signé des documents à ce propos. De plus, je n’ai jamais vu les produits mentionnés par l’agence à la maison. Je leur ai expliqué que ma femme est décédée, mais il exige un  paiement mensuel de Rs 500. Je ne suis pas d’accord, car je ne vais pas utiliser ces articles que je n’ai pas besoin! », proteste Patrick. Il s’est tourné vers notre rédaction pour demander conseil.

Sollicitée, Amrita Gunesh de la Consumer’s Protection Unit (CPU), explique que les dettes ne sont pas toujours radiées après le décès de l’emprunteur. « Il existe des cas précédents où d’autres personnes jouissent encore des produits acquis. Et donc, la personne qui utilise toujours ces produits doit procéder au remboursement de la dette. Je trouve cependant assez farfelu que la compagnie réclame cette somme à son mari, alors que ce dernier n’est intervenu à aucun moment dans ce contrat de vente. Il nous faudra initier une enquête dans le cas de Patrick. S’il est établi que cette affaire ne concerne pas directement la CPU, nous lui conseillerons de loger une plainte civile devant la justice  », réplique Amrita Gunesh. Cette dernière dit ne pas pouvoir se prononcer immédiatement à l’antenne dans cette affaire. Il faudra étudier les documents de vente et les conditions qui y sont attachées.

*Pour toutes plaintes et informations concernant les droits des consommateurs, appelez sur le 185 ou le 206 8070.