Droits de douane américains : impact limité pour Maurice, selon François de Grivel
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Defimedia.info
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La riposte n’a pas tardé. Après que la Cour suprême des États-Unis a jugé les droits de douane illégaux vendredi, Donald Trump contre-attaque avec un droit de douane « mondial » de 10 % applicable à tous les pays.
Cette nouvelle surtaxe, qui entrera en vigueur ce mardi 24 février à minuit, heure de Washington, vise à « remplacer les droits de douane indiscriminés existants jusqu'ici ainsi que ceux prévus par les différents accords commerciaux signés depuis leur entrée en vigueur avec la plupart des gros partenaires du pays », rapporte la presse internationale. En revanche, elle ne touche pas aux droits dits sectoriels - compris entre 10 % et 50 % - visant notamment le cuivre, l’automobile ou le bois de construction. Les produits canadiens et mexicains importés dans le cadre de l’accord nord-américain sont également exclus.
Pour justifier cette décision, le président américain s’appuie sur une loi de 1974 lui permettant d’agir en cas de déséquilibre marqué de la balance des paiements. Selon le Budget Lab de l’Université Yale, le taux effectif moyen appliqué aux produits importés atteindrait désormais 13,7 %, contre 16 % avant la décision de la Cour suprême. Toutefois, au bout de 150 jours, le gouvernement devra obtenir l’aval du Congrès s'il veut prolonger ces droits de douane.
Quelle conséquence pour Maurice ?
À Maurice, l’industriel François de Grivel estime que l’impact devrait rester limité pour Maurice. Selon lui, la mesure étant universelle, elle ne crée pas de désavantage compétitif spécifique. Il rappelle que dans le cadre de l’AGOA, ce sont des dispositions particulières qui s’appliquent aux exportations mauriciennes vers les États-Unis, et non ce nouveau taux de 10 %. Et de conclure : « C’est une décision un peu surprenante, de nature plutôt commerciale que politique. Cela peut étonner, car elle n’est pas liée à la géopolitique internationale, et elle intervient également alors que la Cour suprême a proposé d’annuler les décisions précédentes concernant les droits de douane. Il y a visiblement une opposition entre la Cour suprême et le Président. »