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Droit à un avocat : le Bar Council dénonce un message «inacceptable» de l’ADSU

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun
Publié le: 27 June 2026 à 11:14
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Pour la Mauritius Bar Association, laisser entendre que le recours à un avocat constitue une dépense superflue est « totalement inacceptable ».
Pour la Mauritius Bar Association, laisser entendre que le recours à un avocat constitue une dépense superflue est « totalement inacceptable ».

La Mauritius Bar Association (MBA) est montée au créneau suite à la circulation d’une brochure de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans le cadre de la Journée mondiale contre la drogue observée ce vendredi 26 juin 2026. 

Ce pamphlet de sensibilisation contre la drogue laisse entendre qu’une personne arrêtée engagerait des « dépenses inutiles » en sollicitant les services d’un avocat. La MBA estime que cela porte atteinte à un droit fondamental garanti par la Constitution d’être assisté par un avocat. 

Dans un communiqué émis ce vendredi 26 juin 2026, signé par Me Yatin Varma, secrétaire de la MBA, l’ordre des avocats exprime sa « profonde inquiétude » face au contenu de ce document de sensibilisation. Pour le Bar Council, présenter le recours à un avocat comme une dépense superflue est « totalement inacceptable ». Il rappelle que le droit de consulter et d’être représenté par un avocat est un droit constitutionnel fondamental. Selon le Bar Council, l’assistance juridique constitue une garantie essentielle de l’État de droit et du bon fonctionnement de la justice pénale. 

« Seeking legal advice is never an unnecessary expense. It is an essential protection against injustice and an integral part of a fair criminal justice system », précise le Bar Council dans son communiqué. 

L’Ordre des avocats réaffirme son soutien aux efforts des autorités dans la lutte contre la consommation et le trafic de drogue. Il estime toutefois que les campagnes de sensibilisation ne doivent en aucun cas porter atteinte aux droits constitutionnels des citoyens ni minimiser le rôle des avocats dans l’administration de la justice.

Le Bar Council lance un appel aux autorités concernées afin que cette brochure soit retirée dans les plus brefs délais. L’objectif, dit-il, est de veiller à ce que les futures communications officielles respectent le droit fondamental de tout citoyen à bénéficier d’un représentant légal.

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