Droit d’accise de Rs 2 sur les bouteilles en plastique : près de 1,000 produits devraient coûter plus cher
Par
Leena Gooraya-Poligadoo, Christina Vilbrin
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Leena Gooraya-Poligadoo, Christina Vilbrin
Le droit d’accise de Rs 2 actuellement appliqué aux bouteilles en plastique contenant des boissons sera étendu à toutes les bouteilles en plastique à partir du 1er octobre 2026. Quels sont exactement les produits concernés et quel sera l’impact sur le panier de la ménagère ? Éléments de réponse.
Le junior ministre aux Finances, Dhaneshwar Damry, se veut catégorique. « Le droit d’accise de Rs 2 sera étendu à toutes les bouteilles en plastique, quel que soit le produit qu’elles contiennent, que ce soit une bouteille d’eau ou du hand wash », a-t-il déclaré lors du Post Budget Event organisé par Le Défi Media Group. Selon lui, cette décision s’inscrit dans une logique de protection de l’environnement. « En tant que citoyens, il faut être clair sur l’objectif : si nous voulons protéger l’environnement, nous devons accepter de prendre des décisions difficiles », a-t-il ajouté.
Dans les grandes surfaces, l’impact pourrait être considérable. Le PDG d’Intermart, Ignace Lam, évoque « des milliers de produits concernés ». Il cite notamment les boissons, produits laitiers liquides, sauces, huiles et produits ménagers, tous souvent conditionnés en plastique PET. « Même un yaourt à boire ou une petite sauce est concerné. Cela représente une hausse généralisée du coût du caddie », souligne-t-il, estimant que chaque produit verra son prix augmenter mécaniquement.
Cependant, il s’interroge sur l’efficacité de la mesure. « Est-ce une vraie politique environnementale ou simplement une mesure de recettes fiscales ? » questionne-t-il. Ignace Lam plaide plutôt pour des solutions structurelles comme la mise en place de systèmes de consigne et de points de collecte pour le recyclage. Selon lui, les distributeurs font déjà face à des difficultés pour gérer les déchets plastiques.
De son côté, le secrétaire de Masters Express, Uttam Sumaroo, confirme qu’environ un millier de produits pourraient être concernés. Il estime que cette mesure risque de peser davantage sur les ménages à revenu moyen et faible, notamment ceux qui consomment régulièrement des boissons et des produits conditionnés en plastique.
Toutefois, il reconnaît aussi un effet positif potentiel sur l’environnement, en contribuant à réduire la pollution plastique et à protéger les écosystèmes.
À partir du 1er octobre, toutes les bouteilles en plastique, quel que soit leur contenu, passeront à la caisse. Une mesure qui renforcera les recettes de l’État, qui devraient atteindre Rs 435 millions en 2026-2027.
Claude Canabady, secrétaire de la Consumers’ Eye Association (CEA), salue la décision d’étendre le droit d’accise sur toutes les bouteilles en plastique, mais estime que cette mesure reste incomplète sans une stratégie de gestion des déchets à long terme.
« Je suis content qu’on va payer plus pour le plastique, mais ce qui m’agace, c’est que je ne vois pas de plan. » Il regrette que les fonds générés risquent simplement d’être versés dans les caisses de l’État sans mécanisme précis de réinvestissement environnemental.
Pour lui, la réforme fiscale devrait aller de pair avec des solutions concrètes, notamment l’encouragement des emballages en verre et la mise en place d’un système de consigne efficace. « Je prends l’exemple des bouteilles consignées, comme celles de rhum, où un retour permet une meilleure réutilisation des contenants. »
Claude Canabady estime également que les fabricants devraient être incités à réduire l’usage du plastique dans la distribution des boissons et produits alimentaires. Il plaide pour une transition progressive vers des alternatives plus durables.