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Drogue saisie chez la compagne d’Akil Bissessur - Allégations de «planting» : l’ASP Jagai dénonce «un complot»

L’ASP Ashik Jagai accuse l’avocat Bissessur d’incitation à la haine raciale.

La police se défend d’avoir piégé l’avocat Akil Bissessur. L’homme fort de la PHQ Special Striking Team, unité à l’origine de son arrestation pour trafic de drogue, dénonce une cabale pour jeter le discrédit sur la police. 

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La PHQ Special Striking Team se retrouve sous le feu des projecteurs, après l’arrestation de l’avocat Akil Bissessur pour trafic de drogue. Les hommes de loi de celui-ci accusent l’escouade dirigée par l’assistant surintendant de police (ASP) Ashik Jagai d’avoir piégé leur confrère du barreau en « plantant » de la drogue au domicile de sa compagne, Doomila Moheeputh, à l’avenue Jeewoonarain, Palma, Quatre-Bornes. Lors d’une descente dans la soirée du 19 août dernier, cette équipe a mis la main sur 52 g de drogue de synthèse valant Rs 260 000.

Le patron de la PHQ Special Striking Team, qui s’est confié au Défi Media Group dans la soirée du vendredi 9 septembre, dément avec force cette accusation. Il dénonce une cabale orchestrée par certaines personnes pour jeter le discrédit sur la police. 

« C’est un complot. Sa zafer planting-la, se samem defans ban trafikan servi pou tir zot dan problem. J’ai passé 30 ans au sein de l’Anti-Drug and Smuggling Unit… Que veulent-ils insinuer ? Que durant ces 30 ans, toutes les personnes condamnées pour trafic de drogue ont été piégées par la police ? » martèle l’ASP Jagai. Depuis le 3 août dernier, il a été mandaté par le commissaire de police Anil Kumar Dip pour s’occuper de la PHQ Special Striking Team. Cette unité a pour but de combattre le trafic de drogue et le grand banditisme.

Il soutient, par ailleurs, que lors de l’opération ayant mené à la saisie d’une certaine quantité de drogue au domicile de la compagne d’Akil Bissessur, les procédures ont été respectées à la lettre. « Dan sa lanket-la tou prosedir inn fer kouma bizin », affirme-t-il.  

Commentant la demande du panel d’avocats d’Akil Bissessur pour que l’ADN des enquêteurs responsables de la saisie des 2 grammes de drogue de synthèse soit prélevé, Ashik Jagai précise que la police mène les enquêtes de manière méthodique. « Si ou pa kontan ou al devan lakour. Pa fer judge and party. De plus, les traces d’ADN ne s’obtiennent pas forcément sur toutes sortes de surfaces et matériaux » déclare-t-il. 

Le chef de la PHQ Special Striking Team enjoint, d’autre part, ses détracteurs à faire preuve de retenue. Il réfute les accusations d’Akil Bissessur selon lesquelles ses hommes auraient fait des commentaires à relent communal, alors qu’ils perquisitionnaient un lieu de prière chez Doomila Moheeputh. « Je suis moi-même issu d’une famille hindoue et sur place, lors de l’opération, il y avait des policiers de foi hindoue. Ils n’auraient jamais permis ce genre de comportement », insiste-t-il. 

Ce jeudi, l’ASP Jagai a d’ailleurs déposé une plainte au Central Criminal Investigation Department, réclamant que la police prenne des mesures contre l’avocat Akil Bissessur. Il accuse ce dernier d’incitation à la haine raciale.

 

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