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Drame conjugal à Sainte-Croix : il tue sa femme et tente de faire exploser sa maison

Les policiers devant le domicile de la victime où le drame s’est joué. Stephanie Ménès, la victime. Steve Ménés est suspecté davoir commis ce meurtre.

Encore un jour sanglant. Un nouveau drame familial s’est joué mercredi après-midi à Résidence Briqueterie, Sainte-Croix. Stéphanie Ménès, 32 ans, a été retrouvée morte dans sa maison. 

Son époux, Steve Ménès, suspecté d’être l’auteur de ce meurtre atroce, a pris la fuite en laissant échapper du gaz ménager en ouvrant la bonbonne et la cuisinière à gaz. Plusieurs descentes policières ont eu lieu dans la soirée du mercredi 4 septembre en vue de mettre la main sur le présumé meurtrier.  

En quatre jours, c’est la troisième personne qui est tuée dans d’horribles circonstances.

La victime, à en croire son entourage, était une femme battue. « Souvant li gagne diskission avec so missier. Li pa laisse li sorti. So mari zalou, possessif », explique le beau-frère de la victime. Et mercredi, une énième dispute a éclaté dans le couple. Cette fois, l’irréparable a été commis. Selon les premières indications de la police, Steve Ménès a infligé plusieurs coups à sa femme. Puis, il a tenté de mettre le feu à la maison.  C’est le voisinage qui a alerté la police d’Abercrombie.  Une fois sur place, les policiers ont retrouvé la victime au sol, inerte. Elle avait déjà rendu l’âme. Le suspect avait déjà pris la fuite.

Les limiers de la CID de Port-Louis Nord, ceux de la Major Crime Investigation Team, les éléments de la Field Intelligent Unit, ceux de l’Anti-Robbery Squad et le Dr Maxwell Monvoisin, médecin légiste se sont rendus sur place. Une forte odeur de gaz ménager envahissait les lieux. Ils sont parvenus à éviter un risque d’incendie ou d’explosion au gaz. 

Après son crime, il alerte la sœur de la victime

Dans la localité, ce drame a bouleversé tout un chacun. Géraldine, la sœur de la victime, ne cesse de repenser aux derniers instants qu’a vécus Stéphanie. « Je devais l’accompagner à la Child Development Unit (CDU). Elle m’a dit d’aller travailler» explique-t-elle. Vers 16h00 cependant, elle a reçu un appel de son beau-frère, «   linn sonn mwa dans travay, li dire mwa ki linn fek pik mo ser. Monn dire li pas piker, mais linn dire mwa ki linn fini fer. Li dire si to pas vini to ser pou mort ,» relate Géraldine en pleurs. En entendant ces paroles, elle s’est précipitée pour aller voir sa sœur, hélas, le mal était déjà fait. Elle explique que son beau-frère Steve disputait fréquemment avec sa sœur. « Il lui criait dessus si souvent que même les voisins s’y sont habitués », dit-elle.

Des voisins soutiennent que les disputes entre les deux conjoints étaient choses courantes. « Pena l’heure zot laguere sa banla, missier la ti tro zalou ». Il y a quelques jours, Stéphanie avait abandonné le toit conjugal à l’issue d’une énième dispute. Elle avait emmené ses enfants avec elle pour vivre chez ses proches à Tranquebar. Mais son bourreau a réussi à la convaincre de regagner le toit conjugal en lui promettant que les choses seraient meilleures désormais. Le beau-frère de la victime explique de son côté que Stéphanie subissait trop de violence. « Ma belle-sœur n’avait même pas le droit de me parler. Elle subissait beaucoup » se désole ce dernier. Á 19h00 mercredi, les recherches étaient toujours en cours afin de mettre la main sur le meurtrier.

 

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