Drame à Chemin-Grenier : Jacques Désiré Sarah, 72 ans, mortellement fauché par un autobus
Par
Meemah Aumeer
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Meemah Aumeer
Un septuagénaire, Jacques Désiré Sarah, a perdu la vie le 2 mars à Chemin-Grenier, percuté par un autobus. La famille et les habitants dénoncent l’insécurité sur cette portion dangereuse de la route Royale.
Un tragique accident de la route a coûté la vie à Jacques Désiré Sarah, 72 ans, lundi 2 mars, vers 16 h 15, sur la route Royale à Camp-Charlot, Chemin-Grenier. Le piéton a été percuté par un autobus venant de Belle-Vue et se dirigeant vers Rivière-des-Galets.
À l’arrivée des policiers, la victime gisait au milieu de la chaussée et respirait encore. Transporté d’urgence à l’hôpital de Souillac, Jacques Désiré Sarah, souffrant notamment d’une fracture du crâne, a ensuite été transféré à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle. Malgré les efforts du personnel soignant, il est décédé trois heures après. L’autopsie a conclu à des blessures multiples.
Après l’accident, le conducteur de l’autobus, âgé de 62 ans, a été soumis à un alcotest qui s’est révélé négatif. Toutefois, il a été arrêté et placé en détention au poste de police de Rivière-des-Anguilles. Il répond à une accusation provisoire d’homicide involontaire.
Chez les Sarah à Chemin-Grenier, c’est la consternation. La fille de la victime raconte : « Mo papa ti sorti. 10 minit apre, mo gagn enn call pou dir ki linn fer enn aksidan. »
La fille relate s’être précipitée à l’hôpital et s’être enquise de l’état de santé de son père. « Dan lopital, dokter inn dir mwa so leta kritik, linn gagn enn fraktir krann ek li ti bizin al dan ICU. Apre linn desede », confie la fille. Très émue, elle poursuit : « Mo mama inn fini desede. Mo papa ti tou pou mwa. Mo pa kapav dekrir seki mo pe resanti. »
Ce drame relance la colère des habitants de Camp-Charlot, qui dénoncent depuis longtemps l’absence de passage piéton et de ralentisseurs sur cette portion de la route. Un résident affirme : « Pena ni crossing ni obstakl. Tou le lane ena dimounn mor isi. Boukou vie dimounn travers sa semin-la toulezour. »
Un membre de la famille ajoute : « Lotorite pe zis koltar semin ek zot ale. Zot pa met ni enn lay-by ni enn crossing. Isi, bann transpor roul vit, roul brit, zot pena respe. Komie dimounn pou mor ankor lor sa semin-la ? », s’indigne notre interlocuteur.
En attendant les conclusions de l’enquête policière, les riverains réclament des mesures urgentes pour sécuriser cette zone jugée particulièrement dangereuse.