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Dossier Chagos : l’Afrique du Sud défend la cause mauricienne à La Haye

Les auditions sur le dossier Chagos devant la Cour internationale de Justice (CIJ) se poursuivent ce mardi 4 septembre. C’est l’Afrique du Sud qui a donné le coup d'envoi des débats lors de cette deuxième journée. 

Mme J. G. S. de Wet, conseillère juridique principale de l’Etat (droit international), est intervenue pour l’Afrique du Sud. Pendant 40 minutes, elle a expliqué pourquoi la CIJ doit «exercer sa compétence en rendant un avis consultatif demandé par l’Assemblée générale des Nations unies sur les implications légales de l’excision des Chagos du territoire mauricien en 1965».

Le Royaume Uni a l’obligation de restituer les Chagos à Maurice et il est grand temps que Maurice puisse jouir d’une liberté totale, a déclaré Mme J. G. S. de Wet.

L'avocate affirme que la question soulevée par la CIJ est une question juridique et la CIJ en tant qu’instance judiciaire dispose de la compétence nécessaire pour rendre un avis consultatif sur le dossier Chagos.

Mme J. G. S. de Wet ajoute que la décolonisation et l’intégrité territoriale d'une nation ne peuvent être considérées comme un simple différend bilatéral. Ainsi, les différends politiques ne justifient pourquoi la Cour doit refuse d’exercer sa compétence, car on demande à la Cour d’exercer son pouvoir judicaire et non pas de régler un différend.

Cette question doit être traitée d’urgence, selon Mme J. G. S. de Wet, car l’intérêt des Mauriciens et de l’archipel des Chagos n’a pas été pris en compte. Citant Nelson Mandela, elle a soutenu que « la liberté partielle n’existe pas. »

Si la Cour venait à conclure que la décolonisation de Maurice, conformément aux droits internationaux, est complète, cela porterai un coup grave aux espoirs des autres personnes qui sont encore colonisées, estime la conseillère juridique.

D'autres pays, à savoir l'Allemagne, l'Argentine, l'Australie, le Belize, le Bostwana, le Brésil et la République de Chypre, interviendront sur le dossier Chagos à La Haye ce mardi. Chaque pays a 40 minutes pour intervenir sur ce dossier.