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Dommages : Rs 3,3 M pour ses jambes écrasées par un autobus

CMT L’accident a eu lieu le 28 août 2014 à la CMT de La Tour-Koënig.

Quatre ans après avoir été impliqué dans un grave accident sur son lieu de travail, un ex-employé de la CMT, est parvenu à un accord avec le chauffeur de l’autobus qui l’a percuté, le propriétaire du véhicule et la compagnie d’assurance pour une compensation.  

Un habitant de Rose-Belle, âgé de 37 ans, réclamait Rs 6,5 millions de dommages conjointement au chauffeur d’un autobus, le propriétaire du véhicule et l’assureur, Mauritius Union Insurance Co. Ltd. Cela pour un accident survenu le 28 août 2014 dans les locaux de la Compagnie mauricienne de textile (CMT) de La Tour-Koënig, à Petite-Rivière.

Le 5 septembre 2018, les parties sont parvenues à un accord à l’amiable pour dédommager le plaignant à hauteur de Rs 3,3 millions. L’accord a été ratifié devant la juge Karuna Devi Gunesh-Balaghee. Un dénouement qui intervient quatre ans après l’accident.

Le plaignant, un ancien employé de la CMT, avait logé une plainte en Cour suprême le 21 juillet 2015. Il relate que le 28 août 2014, il était sur son lieu de travail. Il a quitté un bâtiment pour rejoindre un autre qui était aussi dans l’enceinte de la CMT de la Tour-Koënig.

Pour le faire, il doit traverser une route qui sépare les deux immeubles et qui est dotée d’un passage pour piétons. Arrivé au passage en question, il aperçoit un autobus à sa droite, à une dizaine de mètres. Il traverse la route. Et « Le véhicule ne s’arrête pas et poursuit son chemin pour me percuter sur le passage pour piétons », dit-il dans sa plainte. L’employé est projeté sur une distance d’environ deux mètres. Toutefois, l’autobus continue sa route et lui écrase les deux jambes.

Mariage

À la suite de cet accident, il a subi des blessures physiques de même qu’un traumatisme sévère. De plus, il s’est fait opérer des jambes, à plusieurs reprises, et a été admis à l’hôpital et à la clinique pendant plus de 150 jours. Il a expliqué qu’il suit toujours un traitement. Il dit souffrir d’une incapacité permanente et requiert l’aide de sa mère. Il affirme aussi avoir perdu tout espoir de mariage.

À l’appel de l’affaire le 5 septembre 2018, Me Patrice Doger de Spéville, Senior Counsel, qui représentait les défendeurs (le propriétaire d’autobus et la compagnie d’assurance), déclare que « les défendeurs, sans engager leurs responsabilités, offrent au plaignant, à sa belle-mère et à son beau-père la somme globale de Rs 3,3 millions plus les coûts convenus, en vue de mettre un terme au litige ». L’offre a été acceptée par les conseillers légaux de l’ancien employé, à savoir Mes Vedakur Rampoortab et Hunchun Gunesh (avoué).