Domestic Abuse Bill : la NHRC salue des avancées, mais réclame plus de prévention
Par
Elodie Domun
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Elodie Domun
Le Domestic Abuse Bill constitue une avancée dans la protection des victimes de violences domestiques, mais les efforts en matière de prévention doivent encore être renforcés. C'est ce qu'estime la National Human Rights Commission (NHRC) dans sa dernière newsletter.
La Commission salue notamment l'élargissement de la définition des violences domestiques, qui englobe désormais les abus psychologiques, émotionnels et économiques, ainsi que le contrôle coercitif.
Elle regrette toutefois que le projet de loi ne prévoie pas un dispositif inspiré de la « Claire's Law », qui permettrait, dans certaines circonstances, de connaître les antécédents de violences graves d'un partenaire. Selon la NHRC, une telle mesure pourrait contribuer à prévenir les drames et à mieux protéger les victimes ainsi que leurs enfants, en leur permettant de prendre des décisions éclairées pour leur sécurité.
La Commission met également en avant le Battered Woman Syndrome, qui reconnaît les effets psychologiques des violences répétées sur les victimes. Elle estime que les institutions doivent mieux prendre en compte l'impact du traumatisme, de la peur et du contrôle coercitif dans l'évaluation des situations de violence domestique.
La NHRC rappelle enfin que les enfants exposés aux violences au sein du foyer sont eux aussi des victimes. Même lorsqu'ils ne sont pas directement agressés, ces expériences peuvent avoir des conséquences sur leur développement émotionnel et leur avenir.
La lutte contre les violences domestiques ne doit pas se limiter à la sanction des auteurs. Elle doit également reposer sur la prévention, la protection et l'accompagnement des victimes, souligne la National Human Rights Commission dans sa dernière newsletter.