DJ Ejilen et Sana : l’amour à contre-rythme
Par
Ajagen Koomalen Rungen
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Ajagen Koomalen Rungen
DJ reconnu, Ejilen Chellapen vit quand le monde dort. Entre sets enflammés et projets d’affaires, il a trouvé en Sana l’équilibre parfait pour conjuguer passion nocturne et vie de couple. Ils se sont mariés le 14 décembre dernier.
Un emoji « feu » sur Instagram. Un coup de foudre immédiat. À 33 ans, Ejilen Chellapen, DJ et producteur reconnu, a construit sa vie sur un rythme que peu comprennent : celui qui dort quand les autres se lèvent, qui travaille quand la ville dort, et qui a trouvé en Sana, 30 ans, la seule personne capable d’accepter ce décalage permanent. Entre nuits en studio, projet de pub-restaurant et rêve de cinq enfants, leur histoire prouve qu’on peut vivre à contre-courant et réussir son couple.
Tout commence en 2022. Ejilen poste une story sur Instagram. Sana, qu’il ne connaît pas, réagit avec un emoji « feu ». Il répond. Les échanges s’installent naturellement. « On se parlait comme si on se connaissait déjà depuis longtemps », se souvient-il. « Il n’y avait pas de pression. Juste de la vérité. » Les conversations deviennent quotidiennes. Les confidences nocturnes se multiplient. Mais Ejilen ne cherche pas à prolonger le virtuel. Il veut la voir.
Pour leur première rencontre, pas de restaurant chic ni de scénario romantique. Dans le cadre de Divali, il se rend sur le lieu de travail de Sana – responsable de la marque Mini Cooper chez Leal – avec quelques gâteaux. « Ce n’étaient pas les plus chers, mais ils venaient du cœur », dit-il en souriant.
Ils se retrouvent sur le parking. Et l’évidence s’impose. « J’ai su dès cet instant que c’était avec elle que j’allais me marier. » Aucun doute.
À partir de là, tout s’enchaîne. Les visites se multiplient, les discussions deviennent plus profondes. « Avant d’être ma femme, Sana est devenue ma meilleure amie. On se comprend sans parler. On rit des mêmes choses. On partage les mêmes silences. » Le rire tient une grande place dans leur couple. « On rit beaucoup. Même dans les moments difficiles, on trouve toujours une raison de sourire. »
Le défi de leur relation tient en une phrase : « Mon travail, ce n’est pas un travail de bureau. Je dors quand les autres se lèvent. » Ejilen vit la nuit. Studios, sets en club, productions, événements. Son univers sonore traverse les frontières, les styles et les cultures. La musique n’est pas un métier pour lui, c’est « une manière de respirer ».
Concrètement, ça donne quoi ? Des nuits blanches. Des retours à l’aube. Des week-ends passés derrière les platines pendant que le reste du monde brunche. Et Sana ? « Elle m’attend. Elle reste avec ma mère, elle regarde une série, mais elle m’attend toujours, peu importe l’heure à laquelle je rentre. »
Pas de reproches. Pas de jalousie non plus, même quand des filles l’approchent pour être prises en photo avec lui lors des soirées. « Elle a confiance en moi », affirme Ejilen. Il confie d’ailleurs que certains ont tenté de fragiliser leur couple, mais « la force de notre amour et notre foi en Dieu nous ont toujours protégés ». Ejilen décrit Sana comme une femme posée, joyeuse, compréhensive, mais aussi forte. « Elle me canalise. Elle me calme. Elle m’élève. »
La demande en mariage s’est faite naturellement, au domicile d’Ejilen. Pas de grand spectacle, juste une évidence partagée. Le 14 décembre 2025, ils officialisent leur union. Pour Ejilen, très croyant, c’est surtout la cérémonie religieuse qui compte. Il a observé toutes les traditions. « C’est la plus belle chose qui me soit arrivée dans ma vie », affirme-t-il.
Le mariage a-t-il changé quelque chose à leur relation ? Il l’a renforcée, répond-il. « On était déjà unis avant. Le mariage, c’était juste une promesse devant le monde. » Mais une chose a changé : la responsabilité. « Le mariage me rend plus responsable. C’est l’élue de mon cœur. Je ne peux pas vivre sans elle. »
Le couple partage son quotidien entre Vacoas et Flic-en-Flac, entre ville et bord de mer. Au-delà de la musique, Ejilen est entrepreneur. Actuellement, il travaille sur un projet ambitieux : la construction d’un pub-restaurant, un lieu à son image, mêlant musique, convivialité, gastronomie et ambiance. « Je ne veux pas juste un business. Je veux un lieu de vie. Un endroit où les gens viennent pour partager, vibrer, se retrouver. » Sana l’accompagne, conseille, motive. « Elle me soutient quand je doute. »
Le luxe, pour Ejilen, n’est pas dans les voitures bien qu’il en possède plus d’une dizaine, dont quatre BMW Série 6 et Série 7 (« Ce sont des années de travail, de nuits blanches, de sacrifices. Chaque voiture raconte une étape de ma vie »), ni dans les projecteurs. Il est ailleurs. « Ma soirée parfaite ? Que Sana me fasse la cuisine. Mon plat préféré, c’est un ‘minn fri’, et un bon dessert. » Ensemble, ils organisent aussi des randonnées, des petites sorties, des moments simples loin du bruit. « Le vrai luxe, ce sont ces moments à deux, sans téléphone, sans musique, juste nous. »
Et l’avenir ? Ils voient grand. Très grand. « On voudrait avoir cinq à six enfants », confie Ejilen. Comment imagine-t-il être père avec ses horaires de DJ ? Il ne le dit pas. Mais il est convaincu que Sana et lui trouveront l’équilibre, comme ils l’ont toujours fait.
À 33 ans, Ejilen Chellapen a construit une vie qui lui ressemble : intense, nocturne, passionnée, aux côtés de l’élue de son coeur. Et si tout a commencé par un emoji « feu » sur Instagram, aujourd’hui, trois ans plus tard, ce feu brûle toujours.