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Dissimulées dans des ordures : 200 cigarettes valant Rs 50 000 découvertes à la prison centrale

Lors d’une fouille, des gardiens de prisons sont tombés, vendredi dernier, sur 10 boîtes de cigarettes, 200 tiges au total, dissimulées dans des débris  entassés dans une Association Yard de la prison centrale, Beau-Bassin. La valeur approximative de ces cigarettes en milieu carcéral serait de Rs 50 000. L’administration pénitentiaire a initié une enquête afin d’identifier le destinataire du colis.

« Mais à qui ce colis était-il destiné ? » s’interroge l’état-major du milieu carcéral. Aucune piste n’est écartée à ce jour. « Tout porte à croire que le détenu récipiendaire devait récupérer ces cigarettes vendredi matin. Mais son plan a été déjoué », explique notre source.

La consommation de cigarettes par les détenus et par les gardiens est interdite en prison. Cette décision a été introduite dans le but de faire chuter le trafic de cigarettes parmi les détenus et de transformer le milieu pénitencier une zone ‘eco-friendly’. Malgré ces nouveaux règlements,  diverses ruses sont employées pour introduire la cigarette en prison. Le trafic de tabac serait toujours en cours. « Des individus utilisent toutes sortes de moyens pour introduire cet produit interdit dans le milieu carcéral en utilisant des projectiles, entre autres, comme tel a été le cas pour de la drogue », précise un officier du département Welfare de la prison.

Une boîte de cigarettes à Rs 5 000 ?

Valeur du jour, une boîte de cigarettes se commercialiserait à environ Rs 5 000 en prison. Le prix de vente en prison des 10 boîtes retrouvées serait d’environ Rs 50 000. Le commissaire des prisons, Vinod Appadoo, a été sollicité par Le Défi Quotidien. Il a confirmé la saisie des 10 boîtes de cigarettes lors d’une fouille survenue vendredi à la prison centrale. Le commissaire des prisons a toutefois fait ressortir que la cargaison retrouvée auraient été placée dans les débris avant l’introduction de l’abolition des cigarettes en prison et que les cigarettes proviendraient d’un ancien stock de la prison.

Des officiers de la Correctional and Emergency Response Team (CERT) ont ensuite été approchés à cet effet. « C’est bizarre », dit l’un d’eux. Il s’explique mal comment des boîtes de cigarettes aient été retrouvées quatre mois et demi après l’introduction de la nouvelle loi.

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