Diocèse de Port-Louis : une Commission pour la cause créole lancée le 1er février
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Le Défi Quotidien
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La Commission pour la cause créole sera officiellement annoncée le dimanche 1er février 2026, à l’occasion du 191ᵉ anniversaire de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Une messe présidée par Mgr Jean Michaël Durhône, évêque de Port-Louis, est prévue à 8 h 30 à l’église Saint-Augustin de Rivière-Noire.
Cette célébration marquera la présentation publique de cette nouvelle instance, incluant ses objectifs, sa mission ainsi que la composition de ses membres. La Commission succède au Comité diocésain du 1er février, actif depuis une trentaine d’années.
Depuis octobre 2024, Mgr Durhône avait mis en place une équipe élargie de discernement, chargée de réfléchir à la cause créole afin d’en définir les orientations, la vision et la mission au sein de l’Église diocésaine. À l’issue de ce processus, de nouveaux membres ont été nommés par l’évêque, et un cahier des charges a été établi pour encadrer l’action de la Commission.
Le père Alain Romaine explique que le Comité diocésain du 1er février existe depuis 30 ans, « pour commémorer l’abolition de l’esclavage, organiser tout ce qui concerne cet événement et, en même temps, promouvoir la question de la mémoire de l’esclavage ». Il précise qu’un changement d’approche s’opère désormais : « Nous sentons que nous passons à une autre étape, parce que nous ne sommes pas seulement dans la mémoire et le rappel, mais que nous allons maintenant nous intéresser au sort des descendants d’esclaves. »
Selon lui, la création de la Commission marque une évolution structurelle et missionnelle. « Aujourd’hui, nous connaissons tous la situation des Créoles. C’est pour cela que Mgr Jean Michaël Durhône nous invite, plutôt que de rester dans un comité diocésain — car un comité, c’est surtout l’organisation d’un événement — à entrer dans une commission. Cela veut dire qu’il nous donne vraiment une mission que nous devons porter ensemble pour promouvoir et défendre la cause créole », indique-t-il.
Le prêtre souligne que cette démarche s’accompagne d’un cadre précis. « Ce n’est pas simplement une appellation ou un nom, parce qu’il y a maintenant une feuille de route, avec une structure et des personnes qui vont porter cette question du sort des Créoles à Maurice, à Rodrigues, à Agaléga et dans les autres îles de la République », fait-il ressortir.