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Didier Braunau : «Je ne sais pas combien de fois mon coeur a cessé de battre»

Marié à Isabelle et père de deux enfants, Xavier, 14 ans, et Lucas, 8 ans, Didier a continué à mener sa vie normalement jusqu’en 2014, quand il a fait son premier infarctus.
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Il vit grâce à un outil informatique. Si cela flanche, bonjour les dégâts. C’est le trépas assuré. Didier Braunau doit la vie à un pacemaker. C’est un survivant, dans le sens propre du terme. Quand le cœur arrête de battre la chamade, cet appareil vous redonne la vie. En moins que rien…

Souffrant d’une insuffisance cardiaque, il a frôlé la mort à plusieurs reprises. Depuis 2016, il est équipé d’un Cardiac Resynchronisation Therapy Defibrilallator (CRT-D).  Tout simplement un petit boîtier implanté dans la région du cœur, qui le maintient en vie à chaque fois qu’il lâche. Ce bidule est le pendant d’un générateur, qui se déclenche quand le CEB joue aux abonnés absents à la moindre panne de courant.

Didier, 45 ans, peut s’estimer heureux d’avoir croisé sur son chemin des hommes et des femmes qui l’ont conduit vers l’Inde, au Frontier Lifeline Hospital à Chennai. Loin de nos cieux, on lui a implanté  un Cardiac Resynchronisation Therapy Defibrilallator (CRT-D) MRI Quadripolaire, qui fait partie de la gamme la plus avancée de ce type d’appareil. 

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Didier Braunau compte sur un défibrillateur implanté près de son cœur pour le maintenir en vie.

Didier Braunau a un cœur qui ne fonctionne qu’à 30 %. s’il le lâche, c’est le défibrillateur, plus connu comme pacemaker, qui prend le relais pour le maintenir en vie. « J’ai arrêté de compter le nombre de fois où mon cœur a arrêté de battre », explique-t-il. 

C’est en 2008 que les médecins ont découvert que son cœur travaillait au ralenti. Admis dans une clinique privée, il a commencé un premier traitement avec un chirurgien cardiaque. Marié à Isabelle et père de deux enfants, Xavier, 14 ans, et Lucas, 8 ans, Didier a continué à mener sa vie normalement jusqu’en 2014, quand il a fait son premier infarctus, alors qu’il regardait un match de football à Rose-Hill. 

Conduit dans un premier temps dans une clinique de la région, il a été dirigé vers un autre établissement des hautes Plaines-Wilhems. Depuis, la vie de Didier n’a tenu qu’à un fil. Son médecin a ainsi décidé qu’il fallait lui implanter un pacemaker.Cela s’est fait en Inde. 

« Une personne travaillant pour une compagnie d’assurance est venue me rendre visite pour s’enquérir de mon état de santé. Il était accompagné d’un médecin. Après une évaluation médicale, la personne m’a proposé d’aller en Inde au lieu d’attendre l’arrivée du chirurgien cardiaque », explique Didier. Faisant part de son manque de moyens pour faire le déplacement pour cette intervention en Inde, son interlocuteur lui a simplement dit que « Dieu pourvoira ». 

Suivant ses instructions, Didier a commencé à entamer les démarches. C’est le Frontier Lifeline Hospital, établissement spécialisé dans les maladies cardiaques, qui a été le premier à répondre à leur requête. Cinq jours plus tard, Didier était dans l’avion pour l’Inde pour son implantation. C’était le 26 avril 2016. 

Je vis normalement, mais je dois prendre de nombreuses précautions »

Didier se réjouit aujourd’hui de la chance d’être tombé sur une équipe médicale dirigée par le Dr Kotturathu Mammen Cherian : « Initialement, on devait m’implanter un stimulateur cardiaque. Comme cela n’a pas suffi pour remettre mon cœur en marche, ils ont décidé sur le champ de placer le Cardiac Resynchronisation Therapy Defibrilallator (CRT-D) MRI Quadripolaire. Cela, même s’il coûte plus cher. » C’est grâce à cela qu’il est encore en vie aujourd’hui. 

Le cœur à mille à l’heure

Malgré cette intervention, Didier a fait plusieurs arrêts cardiaques. Cela a été causé par son insuffisance cardiaque qui provoque des arythmies ventriculaires (problèmes graves du rythme cardiaque pouvant mener à une perte de conscience et même au décès). « C’est soit le cœur qui bat très vite et s’arrête ou ralentit tellement qu’il finit par s’arrêter », dit-il. 

Régime sec

Quand il a une fibrillation ventriculaire, il y a les pulsions de son cœur qui s’accélèrent jusqu’a 150 battements la minute. Il faut alors que l’appareil intervienne et se mette dans une position de sécurité. Quand celui-ci n’a pas le temps de le faire, Didier perd conscience et tombe. La dernière fois, c’était le 30 octobre 2021.

Normalement, quand cela arrive, il faut faire une défibrillation et un massage cardiaque. Avec l’appareil qu’il porte, cela se fait de manière automatique. Après l’implantation effectuée le 27 avril 2016, il a eu à faire le déplacement en Inde en décembre dernier pour changer la batterie de l’appareil, qui a une durée de vie de quatre ans. Lors de cette dernière intervention, il a aussi subi une ablation du cœur pour prévenir une fibrillation ventriculaire. Deux sondes ont ainsi été placées à partir de la cuisse pour réparer la partie malade du cœur et éviter que celui-ci ne batte trop vite ou trop lentement.

En dépit de sa situation, Didier Braunau affirme qu’il n’a pas trop à se plaindre de sa situation : « Je vis normalement, mais je dois prendre de nombreuses précautions. » dit-il. 

Il doit suivre un régime alimentaire, ne pas faire d’efforts et ne pas soulever des choses lourdes. Responsable du Health and Safety et du transport terrestre dans une société privée, il a la chance que, grâce à la compréhension de son employeur, son travail a été « allégé ». 

Et malgré la douleur qui le tenaille parfois, surtout en hiver, il souligne qu’il préfère mieux souffrir un peu, mais être avec sa famille. Son épouse Isabelle explique qu’elle est désormais plus sereine. Avant, elle vivait dans l’angoisse. Grâce au soutien et aux prières de leur entourage, ils arrivent à faire face à cette épreuve.

 

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