Mise à jour January 8, 2026, 2:30 pm

Déversement illégal de déchets - dépotoirs sauvages : la saisie des véhicules envisagée

Par Le Défi Quotidien
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À travers l’île, c’est le même spectacle de désolation qui s’offre aux yeux.
À travers l’île, c’est le même spectacle de désolation qui s’offre aux yeux.

Le ministre de l’Environnement annonce une réforme législative face à la multiplication des déversements illégaux de déchets.

Face à la multiplication des dépotoirs sauvages qui touchent l’ensemble du territoire, les autorités s’apprêtent à durcir le ton. Le ministre de l’Environnement Rajesh Bhagwan annonce qu’une nouvelle loi est à l’étude afin de permettre la saisie des véhicules utilisés pour le déversement illégal de déchets, une mesure dissuasive destinée à freiner ces pratiques. « En 2025, 125 véhicules ont été verbalisés et nous nous penchons désormais sur une législation plus sévère », précise-t-il.

Cette annonce intervient alors que des images récemment relayées sur les réseaux sociaux, montrant plusieurs rues de Riche-Terre transformées en dépotoirs à ciel ouvert, ont ravivé le débat sur le déversement illégal de déchets. On y voit des amas de détritus, des vêtements usagés, des déchets ménagers et des débris divers abandonnés sans ménagement... Une situation qui soulève de sérieuses préoccupations sanitaires et environnementales.

Le ministre précise que Riche-Terre n’est pas un cas isolé. « Ce type de déversement illégal est observé dans plusieurs régions de l’île, aussi bien en zones urbaines que rurales », indique-t-il, rappelant que la lutte contre ces pratiques s’inscrit dans une stratégie nationale. Selon Rajesh Bhagwan, son ministère mène une lutte acharnée contre ce qu’il qualifie de « criminels de l’environnement ».

Responsabilité citoyenne

Les chiffres avancés illustrent l’ampleur du problème : plus d’une centaine de véhicules ont été verbalisés en 2025 pour déversement illégal de déchets et de débris de construction. Ces infractions concernent des particuliers comme des opérateurs peu scrupuleux, qui profitent souvent du manque de surveillance pour agir en toute impunité.

Le ministre explique que ces actes sont majoritairement commis durant la nuit, lorsque la vigilance est moindre. « Ces personnes trouvent une certaine facilité à abandonner leurs déchets là où bon leur semble, notamment dans des zones peu éclairées ou moins fréquentées », déplore-t-il. Cette pratique contribue à la prolifération de dépotoirs sauvages, avec des conséquences directes sur la santé publique, l’environnement et la qualité de vie des habitants.

Malgré un effectif limité, la police de l’environnement continue d’intervenir sur le terrain. « La police de l’environnement accomplit un travail remarquable compte tenu du nombre restreint d’officiers », reconnaît-il, tout en admettant que le renforcement des moyens demeure un enjeu majeur.

Au-delà des sanctions, le ministre insiste sur la nécessité d’une responsabilité citoyenne accrue. Il appelle la population à devenir un acteur clé de cette lutte. « Prenez votre téléphone, notez les plaques d’immatriculation, transmettez-nous les informations nécessaires et nous ferons le reste », exhorte-t-il. Pour Rajesh Bhagwan, la protection de l’environnement ne peut être assurée par l’État seul. 

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