Déversement d’huile lourde dans le port : 90 % du fioul déjà récupérés, selon le ministère de l'Environnement
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Defimedia.info
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Dans un communiqué émis par le ministère de l’Environnement ce lundi 11 mai, il est indiqué qu’un déversement d’huile lourde provenant d’un conduit d’Engen Petroleum (Mauritius) Ltd a affecté le ruisseau La Paix, la rivière Lataniers, puis le port, vendredi dernier.
Des barrages flottants ont immédiatement été déployés pour contenir la pollution, et les opérations de nettoyage ont débuté dès le lendemain avec la mobilisation d’Engen Petroleum (Mauritius) Ltd et de la société Polygreen.
Selon les informations fournies par Polygreen, 90 % de l’huile lourde déversée ont été collectés à ce lundi 11 mai. Il reste à nettoyer l’huile résiduelle sous la jetée MFD et autour du bateau Khayang actuellement amarré dans le port. Le départ de ce navire est prévu ce mercredi 14 mai, ce qui facilitera la poursuite des opérations.
Les déchets collectés sont stockés dans les locaux d’Engen Petroleum (Mauritius) Ltd avant leur transfert vers une installation spécialisée à La Chaumière.
Par ailleurs, le directeur de l’Environnement a officiellement notifié Engen Petroleum (Mauritius) Ltd qu’elle aurait commis une infraction en vertu de l’article 61 de l’Environment Act 2024. Cet article stipule notamment que : « The owner of the spilled oil shall within one hour of the occurrence of the oil spill, notify the Director (of Environment) and the Director-General of the National Disaster Risk Reduction and Management Centre… »
La société est ainsi passible de poursuites. L’enquête de la police de l’environnement se poursuit et le dossier sera transmis au bureau du Directeur des poursuites publiques pour la suite des procédures.
Si l’entreprise est reconnue coupable sous l’article 61 (4) de l’Environment Act 2024, qui prévoit que : « Any person who causes an oil spill or fails to comply with subsection (2) shall commit an offence », elle risque une amende allant de Rs 100 000 à Rs 500 000, ainsi qu’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Le ministère de tutelle affirme suivre la situation de près.