Deven Chembren meurt noyé à la digue de Valetta - Son frère : «Li ti kontan rant dan delo enn tigit»
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Le Dimanche /L' Hebdo
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Un après-midi entre proches qui devait être un moment de détente. Mais ce lundi 10 février, Deven Chembren, chauffeur de taxi de 59 ans, habitant de Vacoas, ne devait pas revenir de la digue de Valetta.
Ils étaient quatre : Deven, son frère Ganessen, son oncle et un ami. À la digue de Valetta, ils ont partagé quelques verres. Puis, comme à son habitude dès qu’il en avait l’occasion, Deven est allé se rafraîchir dans l’eau. « Li ti kontan rant dan delo enn tigit », confie Ganessen. Mais à un moment donné, tout a basculé.
« Enn moman, nou’nn trouv so latet koule… » Alertés, les proches se sont précipités. Avec l’aide d’un camarade, Deven a été ramené sur la berge. Les tentatives de premiers secours ont aussitôt commencé. « Nou finn sey fer li vomi, bous-a-bous, pomp so vant. Ena dimounn ki ti vini dir nou ki bizin fer… »
En vain. Le Samu, dépêché sur les lieux, n’a pu que constater le décès à 17 h 25. L’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal, a attribué la cause du décès à une asphyxie due à la noyade.
Très connu à Vacoas, Deven Chembren est décrit comme un homme jovial et proche des siens. « Nou ti wit frer ek sink ser. Li ti enn bon dimounn, an bonn sante. Toulezour li bizin sonn mwa. Lindi ankor li ti call mwa, apre nou fin zwenn », confie son frère, ému. Père d’un garçon et d’une fille, le défunt laisse une famille soudée, aujourd’hui plongée dans la douleur.
L’enterrement a eu lieu mercredi. Une foule nombreuse est venue rendre un dernier hommage à celui qui, pour beaucoup, incarnait la simplicité et la bonne humeur. Un drame qui rappelle, une fois de plus, que même les moments les plus anodins peuvent basculer en quelques secondes.